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La Corée du Nord se dit « disposée » à parler avec les États-Unis

Des dignitaires à la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver 2018 au stade olympique de Pyeongchang.
Plusieurs dignitaires, dont le président sud-coréen Moon Jae-in, la première dame Kim Jung-sook, Ivanka Trump, Liu Yandong, vice-premier ministre chinois, et Kim Yong-chol, vice-président du Comité central du Parti des travailleurs de Corée du Nord, en haut à droite, observent la cérémonie de clôture des Jeux olympiques d'hiver 2018. Photo: Getty Images / Pool
Radio-Canada

La Corée du Nord se dit prête à négocier avec les États-Unis, mais avertit que l'application des sanctions annoncées vendredi par Washington serait considérée comme un « acte de guerre ».

Le Bureau du président sud-coréen Moon Jae-in a indiqué dimanche que la Corée du Nord était prête à entamer des pourparlers avec les États-Unis.

L'administration sud-coréenne a cité un délégué nord-coréen présent aux Jeux olympiques, qui aurait déclaré que le régime de Pyongyang était prêt à mener des négociations avec Washington.

Les États-Unis et la Corée du Nord n'ont aucune relation diplomatique. Au cours des derniers mois, le leader nord-coréen Kim Jong-un et le président américain Donald Trump se sont mutuellement attaqués, par des propos souvent provocateurs.

Cette annonce survient à la fin des Jeux olympiques, au cours desquels s'est effectué un rapprochement diplomatique entre les deux pays, qui sont en principe encore en guerre.

Si Pyongyang a manifesté son désir d'établir un dialogue avec Washington, l'agence nord-coréenne KCNA a qualifié les dernières sanctions américaines contre la Corée du Nord « d'acte de guerre ».

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi de nouvelles mesures visant à isoler encore davantage Pyongyang, quelques heures après l'arrivée de sa fille Ivanka en Corée du Sud pour la fin des Jeux olympiques.

Ces sanctions visent plus de 50 sociétés de transport maritime et navires. Selon l'exécutif américain, ceux-ci aident la Corée du Nord à contourner les nombreuses restrictions auxquelles elle est assujettie en raison de son programme nucléaire et balistique.

Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères promet des représailles si les États-Unis « ont vraiment le culot » de défier Pyongyang de façon « rude ».

Une visite « dérangeante »

Des manifestants sud-coréens s’opposent à la visite de Kim Yong-chol, qui est à la tête de la délégation nord-coréenne lors des cérémonies de clôture des Jeux olympiques de Pyeongchang, le 25 février 2018.Des manifestants sud-coréens s’opposent à la visite de Kim Yong Chol, qui sera à la tête de la délégation nord-coréenne lors des cérémonies de clôture des Jeux olympiques de Pyeongchang, le 25 février 2018. Photo : AFP / JOSEPH CHUNG

Après de nombreuses tractations diplomatiques lors des 23es Jeux olympiques d'hiver, les « Jeux de la paix » se sont terminés dimanche en présence d'une délégation nord-coréenne de haut niveau dirigé par le général Kim Yong-chol, dont la venue était très controversée

Alors que la cérémonie débutait, le président de la Corée du Sud Moon Jae-in a serré la main de ce général, Kim Yong-chol, considéré comme un « criminel de guerre » par l'opposition sud-coréenne.

Les Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang 2018, à forte saveur politique, ont connu leur dénouement, dimanche soir.Le président sud-coréen Moon Jae-in serre la main du général nord-coréen Kim Yong Chol. Photo : AFP/Getty Images / WANG ZHAO

La Corée du Sud reproche au général Kim Yong-chol d’avoir été impliqué dans l’attaque d’un navire de guerre sud-coréen en 2010. Cette attaque avait fait 46 victimes. Pyongyang nie toute implication dans cet événement. Des membres des familles des victimes et des élus conservateurs ont manifesté et tenté de bloquer le voyage du général en Corée du Sud.

Qui est le général Kim Yong-chol?

  • L’homme de 72 ans est un ancien chef du renseignement militaire.
  • Au cours de son mandat, il a été accusé d'orchestrer une attaque contre un navire de guerre sud-coréen en 2010.
  • Il aurait également été lié à une cyberattaque contre Sony Pictures en 2014 dans le but de bloquer la sortie du film The Interview, un film humoristique basé sur le régime nord-coréen.
  • Le général a également été négociateur militaire en chef de Pyongyang lors des pourparlers intercoréens, entre 2006 et 2008.
  • En 2016, il est devenu responsable de l'agence de renseignement civil qui gère des groupes pro-nord-coréens en Corée du Sud.

Protestations chinoises

La Chine a elle aussi protesté officiellement auprès des États-Unis contre l'imposition par Washington de sanctions à l'encontre d'entreprises chinoises accusées de mener des activités illicites avec la Corée du Nord.

« Nous avons déposé des protestations officielles auprès des autorités américaines et exigé que les États-Unis mettent fin à leurs pratiques erronées, afin d'éviter de porter atteinte à notre coopération bilatérale sur le dossier » nord-coréen, a indiqué samedi soir dans un communiqué Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

La Chine, qui absorbe plus de 90 % du commerce nord-coréen, « applique totalement » ces mesures et ne « permettra jamais à des entreprises ou à des citoyens chinois de mener des activités violant ces résolutions », a martelé Geng Shuang.

Mais pour Pékin, principal soutien économique de la Corée du Nord, les sanctions ne peuvent être décidées que dans le cadre multilatéral des Nations unies. Et non de façon unilatérale par des pays tiers en vertu de leurs lois nationales.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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