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Samuel Archibald recevra ses prestations d'invalidité pour dépression de Desjardins

Le romancier et professeur Samuel Archibald
Le romancier et professeur Samuel Archibald Photo: Radio-Canada

Samuel Archibald, ce professeur d'université en congé maladie en raison d'une dépression, recevra finalement ses prestations d'invalidité de son assureur, Desjardins.

Son cri du coeur devenu viral, dans lequel il dénonçait l'attitude de son assureur, a touché de nombreuses personnes qui ont dénoncé aussi l'attitude des compagnies d'assurance face à la dépression.

Desjardins Assurances générales a indiqué qu'elle continuait de chercher d'autres améliorations à apporter.

Mais ce qu'il faut, estime Sophie Mongeon, avocate spécialisée dans les dossiers d'invalidité et de litige avec les assureurs, c'est un changement de philosophie et de quelques règles, car la pression est trop forte pour les malades.

« Ce qui est difficile, c’est qu’en plus d’essayer de guérir, on doit travailler très fort pour documenter notre dossier et soumettre des rapports médicaux constamment. Une fois qu’on a ouvert un dossier, que ce soit la SAAQ, la CSST ou les assurances, l’étape numéro un, c’est d’obtenir des traitements qu’ils peuvent autoriser. Mais en même temps, il faut tout le temps justifier notre invalidité. On peut comprendre qu’il y a eu beaucoup d’abus dans le passé, c’est normal que notre demande soit accompagnée de rapports médicaux, mais jusqu’à quelles limites? » demande l'avocate.

Lorsque le romancier et professeur de littérature montréalais s'est vu refuser ses prestations d'invalidité de sa compagnie d'assurance collective Desjardins de l'UQAM, un agent lui a dit qu'ils avaient découvert, après une recherche sur Google, que M. Archibald avait donné une courte entrevue à la radio pendant qu'il était en congé de maladie.

Il a réagi en publiant une lettre sur sa situation dans La Presse plus tôt ce mois-ci.

Jeudi, Desjardins a informé Samuel Archibald que sa demande de règlement d'assurance était acceptée et qu'il recevrait également des paiements rétroactifs d'environ 20 000 $.

Bien que M. Archibald s'est dit soulagé que Desjardins ait changé d'avis dans son cas, il espère que les compagnies d'assurance seront plus transparentes et entreprendront des changements majeurs quant à la façon dont elles traitent les réclamations liées à la santé mentale.

« Faudrait qu’on soit 10 mois sous les couvertures à brailler sans arrêt. Ensuite, on se lève un matin et on se dit : on retourne à l’ouvrage. Ce n’est vraiment pas comme ça que la maladie mentale marche », dit-il.

Les gens qui demandent de l'aide ne devraient pas avoir l'impression d'avoir fait quelque chose de mal, ce qui ne fait qu'attiser la stigmatisation entourant la maladie mentale, a-t-il ajouté.

Avec les informations de CBC

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