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Il n’existe plus vraiment de chevaux sauvages

Un cheval de Przewalski

Les chevaux de Przewalski ont des ancêtres domestiqués.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les chevaux de Przewalski, que l'on pensait être les derniers chevaux sauvages de la planète, ne le sont pas vraiment, concluent des scientifiques à la suite d'analyses d'ADN qui redessinent l'arbre généalogique des équidés, sans pour autant en trouver l'ancêtre. Explications.

Les premières preuves de l’élevage du cheval ont été mises au jour dans des sites archéologiques associés à la culture botaï, dans les steppes de l’Asie centrale, et dateraient d’environ 5500 ans, mais la nature exacte de cette domestication restait nébuleuse.

Le chercheur Ludovic Orlando, associé au centre français de la recherche scientifique (CNRS), et des collègues américains ont analysé le génome de 46 espèces de chevaux, dont les restes de 20 chevaux de Botaï.

Leurs résultats montrent que les chevaux de Przewalski sont les descendants sauvages de chevaux élevés à Botaï. Ils ne sont donc pas vraiment des chevaux sauvages, et sont plutôt issus d'ancêtres domestiqués ayant échappé à leurs propriétaires.

Reconstitution d'un cheval de Botai.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Photo : Photographie de Ludovic Orlando, retravaillée par Sean Goddard et Alan Outram

« C'était une énorme surprise. Cela signifie qu'il n'y a plus de chevaux sauvages sur Terre, et c'est triste. »

— Une citation de  Sandra Olsen, coauteure de l'étude associée à l’Université du Kansas, aux États-Unis

Le saviez-vous?
Tous les chevaux domestiques modernes sont des descendants des chevaux domestiqués pour la première fois il y a 5500 ans dans les steppes d'Asie centrale.

Les premières étapes de cette domestication restent vagues, puisque le génome du cheval a considérablement été transformé par la sélection des éleveurs.

Quelques changements survenus lors de ce retour à l'état sauvage ont été détectés lors de l’analyse génétique du cheval de Przewalski, tel qu’un allèle impliqué dans l'apparition d'une robe léopard, qui était présent chez le cheval de Botaï, mais qui a disparu par la suite, probablement éliminé par sélection naturelle.

Aucun des chevaux eurasiatiques analysés par l'équipe (couvrant les 4100 dernières années) ne s'apparente à ceux de Botaï, donc aux chevaux domestiques modernes.

L'origine des chevaux domestiques modernes doit être recherchée ailleurs, estiment les auteurs de ces travaux publiés dans le magazine Science (Nouvelle fenêtre). Ils cherchent maintenant sur d’autres sites en Asie centrale, dans les steppes du sud de la Russie, en Anatolie et dans différentes régions d'Europe.

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