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  • Archives
  • Napoléon Bonaparte s’expose à Montréal

    Portrait de Napoléon Bonaparte qui porte un habit bleu boutonné.

    Portrait de Napoléon Bonaparte dans son jeune âge

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    C'est à Montréal que se dévoilent, du 3 février au 6 mai 2018, les dessous de la vie du génie militaire et premier empereur des Français, Napoléon 1er Bonaparte. Ce n'est pas la seule occasion qui a permis aux Montréalais de connaître certains secrets de la vie, et peut-être de la mort de l'empereur, comme le montrent nos archives.

    L’exposition Napoléon : art et vie de cour au palais impérial, proposée par le Musée des beaux-arts de Montréal, reconstitue l’ambiance somptueuse de la cour de Napoléon. L’exposition d’envergure rassemble plus de 400 œuvres et objets d’art provenant de quelque 50 prêteurs prestigieux, dont le Musée du Louvre et le Château de Fontainebleau.

    Téléjournal/Le Point, 12 avril 1999

    Un reportage de Claude Deschênes, présenté le 12 avril 1999 au Téléjournal/Le Point, rappelle qu’une exposition consacrée au plus célèbre des Corses était prévue en 1972 à Montréal. Comme se souvient le conservateur Bernard Chevallier, une grève des débardeurs cause alors une catastrophe. Les artéfacts constituant l’exposition doivent être renvoyés à l’expéditeur en France, sans même être déballés!

    Ce n’est cependant que partie remise. En 1999, l’empereur Napoléon 1er revient à Montréal et fait l’objet d’une exposition au Musée Stewart. Ironie de l’Histoire, le musée Stewart se situe sur l’île Sainte-Hélène, homonyme du morceau de rocher balayé par les vents de l’Atlantique Sud où Napoléon finit ses jours en 1821.

    Le Téléjournal/Le Point, 5 mai 1999

    Le 5 mai 1999, l’animateur Stéphan Bureau nous présente au Téléjournal/Le Point quelques objets que l'on peut voir durant l’exposition. Cette dernière couvre l’ensemble de la vie de Napoléon Bonaparte du berceau au tombeau. Détail intéressant : plusieurs des objets appartiennent à un Québécois, Ben Weider, un culturiste de réputation internationale. Ben Weider est aussi l'un des plus grands collectionneurs mondiaux de souvenirs napoléoniens.

    Un collectionneur de classe mondiale

    Ben Weider nous présente ses trésors, dont un mouchoir porté par Napoléon lors du siège de la rade de Toulon (1793). Il nous montre un lit de camp que Bonaparte a amené lors de sa campagne militaire d’Égypte (1798-1801). Weider expose aussi un chapeau tricorne dont l’intérieur est feutré pour protéger du froid la tête de l’empereur en Russie (1812).

    Le Point, 27 septembre 1994

    Ben Weider n’est pas seulement un collectionneur d’objets ayant appartenu à l’empereur. Dans une entrevue accordée au journaliste Jean-François Lépine à l’émission Le Point du 27 septembre 1994, il décrit la mission qu’il s’est donnée. Exaucer une dernière volonté exprimée par Napoléon Bonaparte sur son lit de mort.

     …après ma mort, qui ne peut être éloignée, je veux que vous fassiez l’ouverture de mon cadavre. […] Je vous recommande surtout de bien examiner mon estomac, d’en faire un rapport précis, détaillé, que vous remettrez à mon fils. Je vous prie, je vous charge, de ne rien oublier dans un tel examen.

    Extrait d’une lettre que Napoléon Bonaparte a écrit à son médecin 6 jours avant sa mort et lu par Ben Weider.

    Pourquoi cet ordre de la part de Napoléon 1er à son médecin? Ben Weider propose une thèse stupéfiante. Ce ne serait pas un cancer de l’estomac qui aurait tué l’empereur comme l’affirme la version officielle.

    Napoléon 1er assassiné?

    Alors de quoi serait mort Napoléon 1er? Selon la thèse de Weider, il aurait été plutôt lentement empoisonné. Le coupable? Un Français aux ordres du roi Louis XVIII qui a délogé l’empereur vaincu sur le trône de France. La méthode? De l’arsenic versé dans le vin importé d’Afrique du Sud dont l’empereur a l’usage exclusif. La preuve? Louis Marchand, le valet de Napoléon Bonaparte, décrit des symptômes de la maladie de Napoléon qui n’ont rien à voir avec un cancer de l’estomac.

    Ce ne serait donc pas un perfide Anglais qui aurait assassiné Napoléon, mais un de ses propres compatriotes! Une infamie que plusieurs Français, au premier titre plusieurs membres de l’Armée française, réfutent de manière catégorique.

    Beaucoup considèrent la thèse de Ben Weider, en premier lieu nombre d’historiens, comme étant farfelue. Mais un doute subsiste, car l’Armée française, s’accrochant à la version officielle de l’assassinat de Napoléon par l’Angleterre, refuse catégoriquement qu’une nouvelle autopsie soit effectuée.

    Si les Montréalais peuvent admirer, pendant quelques semaines, les dessous de la vie à la cour impériale, ils ne peuvent toujours pas, comme le reste du monde d’ailleurs, finalement connaître les secrets de la mort du génial militaire.

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