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Des citoyens de Chambly bloquent son « surdéveloppement »

L'intérieur de l'hôtel de ville de Chambly, où des citoyens signent des documents.

Plus de 2450 citoyens se sont prononcés en signant les registres de la municipalité.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Mouvement citoyen de Chambly a obtenu jeudi assez de signatures pour empêcher l'adoption de certains règlements contestés du plan d'urbanisme de la Ville.

Jeudi soir, à la mairie de Chambly, le tout jeune Mouvement citoyen criait victoire, après avoir mobilisé quelques dizaines de bénévoles, fait campagne sur les médias sociaux et distribué 11 000 tracts.

Après seulement trois semaines de mobilisation, il a recueilli plus que les 2199 signatures de citoyens nécessaires – l'équivalent de 10 % de la population en droit de voter – pour forcer la tenue d’un référendum si la Ville choisissait de maintenir son plan d’urbanisme actuel. Ils sont 2452 citoyens à s’être prononcés dans les registres de la municipalité, et ce, quatre jours après leur ouverture.

La vingtaine de militants du Mouvement y voient un vote de protestation contre la volonté du maire et de son équipe de développer les dernières zones vertes – notamment le golf municipal – de Chambly, qui en compte déjà très peu, insistent-ils. Il reste en ce moment 11 % de superficie boisée.

Le surdéveloppement : c'est vraiment ça, l'enjeu. Il y a un règlement pour permettre le lotissement et l'ajout de 855 logements à Chambly, une ville qui a déjà atteint plus que le maximum prévu par le [Plan métropolitain d'aménagement et de développement].

Louise Chevrier, auteure, l’une des responsables du Mouvement citoyen de Chambly
Plan moyen des deux femmes s'exprimant dans un micro de Radio-Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Line Roberge et Louise Chevrier, deux des instigatrices du Mouvement citoyen de Chambly, étaient ravies du résultat de leurs efforts.

Photo : Radio-Canada

« Ça démontre qu'il y a beaucoup de monde à Chambly qui en a assez de la surdensification du territoire et qui veut un peu plus de nature. On veut garder le caractère champêtre de notre ville », a déclaré un résident présent jeudi soir.

« On n’est pas contre le développement, a déclaré une autre. On est contre un développement sans consultation, un développement sauvage. On veut que l’administration soit plus participative. »

Une troisième a vu dans ce résultat « une leçon » pour le maire Denis Lavoie et le conseil de ville : « Il faut qu'il écoute ses citoyens ».

Disant respecter la volonté des citoyens, M. Lavoie a déjà indiqué qu’il préférerait ne pas tenir de référendum et plutôt revoir son plan d’urbanisme pour en présenter une nouvelle version.

Avec les informations de Normand Grondin

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