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L’église du Très-Saint-Sacrement risque la démolition

Une partie du mur de la façade ouest de l'église s'était effondrée en juillet dernier.

L'église du Très-Saint-Sacrement pourrait être démolie.

Photo : Radio-Canada / Carl Marchand

Radio-Canada

L'église du Très-Saint-Sacrement, à Québec, pourrait être vendue et éventuellement démolie si la paroisse n'arrive pas à rassembler les millions de dollars nécessaires pour réparer le bâtiment.

Un texte de Louis Gagné

L’évêque auxiliaire à l’archidiocèse de Québec, Marc Pelchat, confirme que la vente de l’église située sur le chemin Sainte-Foy fait partie des scénarios envisagés. Il assure toutefois qu’aucune décision n’a encore été prise.

« Oui, c’est une hypothèse. C’est évident que si les coûts sont très élevés, s’il se confirme que les coûts sont trop élevés et que la population de la paroisse Saint-Sacrement n’a pas la capacité […], on pourrait envisager autre chose, ce qui inclut la mise en vente », affirme Mgr Pelchat en entrevue à Radio-Canada.

L’évêque auxiliaire explique que plusieurs centaines de milliers de dollars ont été dépensés au cours des derniers mois uniquement pour sécuriser l’édifice. Rappelons qu’une partie de la façade ouest de l’église s’est effondrée à deux reprises au cours de la dernière année.

Les travaux d’inspection effectués à la suite du détachement de plusieurs blocs de pierre ont mené à la découverte d’une faiblesse dans l'un des deux clochers de l’église.

Au moins 3 millions de dollars

Réparer l’édifice nécessiterait un investissement d’au moins 3 millions de dollars sur une période de dix ans, selon ce qu’a rapporté le FM93 jeudi.

« Ce serait étonnant que ce soit moins, parce qu’il y aura d’autres interventions à faire sur d’autres faces de l’église, mais les travaux les plus urgents concernent le transept ouest, le clocher et la toiture du transept, qui repose dans le vide, pratiquement », précise Marc Pelchat.

Le conseil de la fabrique de la paroisse du Très-Saint-Sacrement bénéficiait d’un « coussin » d’environ 400 000 $, mais ce dernier a été complètement consacré aux travaux de stabilisation de l’église, ajoute l’évêque auxiliaire.

Pas un monument historique

Même si le bâtiment présente « beaucoup d’intérêt », Mgr Pelchat rappelle qu’il ne s’agit pas d’un monument historique. L’église ne peut donc profiter du programme de mise en valeur du patrimoine religieux de la Ville de Québec.

« L’église peut être uniquement soutenue par la population de cette paroisse et le diocèse », précise Marc Pelchat.

En plus des coûts nécessaires pour réparer l’édifice, la fusion des paroisses de Saint-Charles-Garnier, Saint-Michel-de-Sillery et du Très-Saint-Sacrement risque d’avoir une incidence sur le sort de l’église du chemin Sainte-Foy.

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