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Une survivante de la fusillade de La Loche raconte son histoire

Gros plan sur les épaules et la tête d'une femme qui s'essuie l'oeil gauche avec un mouchoir alors qu'une larme coule de son oeil droit.

Charlene Klyne est l'une des sept personnes qui ont survécu à la fusillade à La Loche qui a fait quatre morts.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À la veille du prononcé de la peine de l'adolescent responsable de la fusillade à La Loche, les gens de la petite communauté sont impatients de tourner la page sur cette tragédie. Mais ces audiences ravivent de douloureux souvenirs.

Le 22 janvier 2016, un adolescent de 17 ans a ouvert le feu d'abord dans une résidence, puis à l'école secondaire du village de La Loche, tuant quatre personnes et en blessant sept autres.

Charlene Klyne, une ancienne enseignante de l'école, est l'une des survivantes de la tragédie.

Elle se souvient de cette journée. « Nous n’avions rien entendu, jusqu’à ce qu’il [l’adolescent responsable de la tuerie] soit devant la porte de la salle de classe, et qu’il tire », raconte-t-elle.

Depuis la fusillade, sa vie a complètement changé. Durant l'attaque, elle a reçu au visage des éclats provenant du fusil de chasse. Ceux-ci l'ont laissée partiellement aveugle. Elle doit également suivre plusieurs traitements de physiothérapie par semaine.

Elle ne peut plus sortir de chez elle sans aide. Elle affirme que, lorsqu'elle entend des bruits forts, elle se met à trembler.

Depuis la fusillade survenue en Floride aux États-Unis, elle dit ne plus réellement dormir : « Comment se fait-il que ça [les fusillades] continue et que les armes à feu soient si facilement accessibles à tous? »

Bien que Charlene Klyne soit consciente qu'elle gardera des cicatrices toute sa vie, elle espère passer à autre chose.

Toutefois, les retards et les délais judiciaires la frustrent beaucoup, parce qu’elle ne comprend pas pourquoi, jusqu’à aujourd'hui, le sort de l'adolescent est toujours incertain.

Elle aurait souhaité que le prononcé de la peine se déroule ailleurs qu’à La Loche, car « beaucoup de cœurs sont encore brisés ».

L'accusé a plaidé coupable à deux accusations de meurtre prémédité, deux accusations de meurtre au deuxième degré et sept accusations de tentative de meurtre.

L'adolescent a eu 18 ans quelques semaines après le crime. Vendredi, le juge se prononcera, et on saura s'il recevra une peine pour adulte ou pour adolescent. Une peine pour adulte signifie la prison à vie dans un pénitencier fédéral. Une peine pour mineur signifie 10 ans de prison dans un centre de détention pour jeunes contrevenants.

Saskatchewan

Procès et poursuites