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Réduction du nombre de lits et abolitions de postes au CISSS de la Côte-Nord

Enseigne avant du Centre multiservices de santé et de services sociaux de Sept-Îles.

Un des établissements du CISSS de la Côte-Nord à Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Le plan de retour à l'équilibre budgétaire adopté par le conseil d'administration du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord à la fin janvier aura pour effet que certains postes seront abolis et le nombre de lits d'hospitalisation en psychiatrie sera réduit.

Un texte d'Émile Duchesne

Le nombre de lits d'hospitalisation en psychiatrie passerait de 21 à 15 à l'hôpital Baie-Comeau et de 21 à 18 à l'hôpital de Sept-Îles. Le retrait de ces lits permettrait des économies de 400 000 $, peut-on lire dans un document du CISSS.

La directrice par intérim de la santé mentale au CISSS de la Côte-Nord, Dyane Benoit, affirme qu'une partie des économies promises par ces réductions servira à financer des services hors des hôpitaux pour les patients qui ont des besoins en santé mentale.

Dans le plan de transformation qu'on propose, c'est vraiment de s'assurer que l'on desserve notre population le plus près possible de notre communauté et à proximité, moins institutionnel.

Dyane Benoit, directrice par intérim de la santé mentale au CISSS de la Côte-Nord
Dyane Benoît est responsable du territoire de la Basse-Côte-Nord au Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord

Dyane Benoît, responsable du territoire de la Basse-Côte-Nord au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord

Photo : Radio-Canada

De son côté, la présidente du Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé du Nord-Est québécois (SIISNEQ-CSQ), Nathalie Savard, promet de suivre d'un œil attentif l'évolution des services en santé mentale sur la Côte-Nord.

On dit souvent que les services doivent se donner autrement. Le meilleur exemple, ce sont les soins à domicile, mais les budgets ne suivent pas.

Nathalie Savard, présidente du SIISNEQ-CSQ

Le CISSS affirme que la diminution du nombre de lits en santé mentale ne va pas entraîner de pertes d'emplois.

Abolition de poste à Blanc-Sablon

Selon le SIISNEQ-CSQ, des employés du Centre de santé de Blanc-Sablon ont été informés que le CISSS allait abolir des postes et la fusionner différents centres d'activités dans cet établissement.

La présidente du SIISNEQ-CSQ, Nathalie Savard, n'y est pas allée de main morte pour dénoncer les décisions budgétaires du CISSS de la Côte-Nord. Selon elle, le plan de retour à l'équilibre budgétaire « trahit les valeurs mêmes que les dirigeants du CISSS Côte-Nord se sont données, notamment l'humanisme et le respect ».

Nathalie Savard est présidente du Syndicat des Infirmières et Infirmiers du Nord-Est québécois  (SIISNEQ)

Nathalie Savard, présidente du Syndicat des Infirmières et Infirmiers du Nord-Est Québécois (SIISNEQ).

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Nathalie Savard affirme aussi que ces annonces plongent les membres de son syndicat dans un « profond sentiment d'insécurité » qui compromettrait la qualité des soins.

Avec les informations d'Olivier Roy-Martin

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