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La CAQ renégocierait le contrat du REM

L'usine Bombardier de La Pocatière
L'usine Bombardier de La Pocatière Photo: Radio-Canada / Denis Leduc
Radio-Canada

Si elle forme le prochain gouvernement, la Coalition avenir Québec (CAQ) s'engage à rouvrir le contrat donné par la Caisse de dépôt et placement du Québec à Alstom pour la construction du Réseau express métropolitain (REM). Le chef de la CAQ, François Legault, a fait cette déclaration dans le cadre d'une visite à l'usine Bombardier à La Pocatière jeudi.

François Legault souhaite renégocier avec la Caisse de dépôt et le consortium Alstom Transport Canada et SNC-Lavalin pour qu'une partie du contrat du REM soit exécuté à La Pocatière.

En février, ces deux compagnies ont remporté l'appel d'offres pour concevoir le REM de Montréal, un projet estimé à plus de 6 milliards de dollars.

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, à l'usine Bombardier de La PocatièreLe chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault, est en visite à La Pocatière pour y rencontrer les travailleurs de l'usine Bombardier. Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Le chef de la CAQ considère que le gouvernement libéral aurait dû exiger un contenu québécois d’au moins 25 % lors de l’appel d’offres. Il s’engage d’ailleurs à l’exiger lors de la négociation de tous les contrats à venir, comme les nouveaux wagons du métro de Montréal.

Cette exigence, qualifiée par certains de nationalisme économique, ne pose pas problème au chef du parti, François Legault, puisque d'autres pays en font aussi usage.

Pourquoi tous les pays le font sauf nous? Je regarde aux États-Unis, 65 %, en Ontario 25 %, en Chine, en pratique, 100 % [...] là on est les seuls dindons de la farce actuellement.

François Legault, chef de la CAQ

François Legault affirme par ailleurs que la Caisse de dépôt ne respecte pas son mandat de soutenir l’économie québécoise, qui a pourtant été défini, dit-il, au moment de sa création.

« La Caisse de dépôt et placement du Québec investit seulement 21 % de ses actifs au Québec. Moi, je ne suis pas d’accord qu’elle investisse 100 %. Mais entre 21 % et 100 %, il y a sûrement moyen d'aider plus les compagnies québécoises », affirme François Legault.

Il précise toutefois que le problème réside davantage dans les décisions du gouvernement libéral. « Si on l’avait mis dans notre appel d’offres, qu’il doit y avoir du contenu québécois, Alstom n’aurait pas le choix de venir fabriquer au Québec. »

Une proposition bien accueillie

Le discours de François Legault a été accueilli avec enthousiasme par le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy, et le président du syndicat des travailleurs, Mario Guignard.

Cette proposition ne leur semble pas irréaliste, puisque Bombardier a dû partager avec Alstom le contrat pour les wagons AZUR du métro de Montréal.

De gauche à droite : le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, le président du syndicat des travailleurs de Bombardier à La Pocatière, Mario Guignard et le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy. De gauche à droite : le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, le président du syndicat des travailleurs de Bombardier à La Pocatière, Mario Guignard et le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy. Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

L'octroi du contrat du REM à Alstom pourrait mettre en danger 300 emplois à La Pocatière. Le préfet de la MRC de Kamouraska est inquiet.

« On considère que l'heure est grave. Actuellement, si rien n'est fait, c'est 300 emplois qui vont disparaître directement dans l'usine Bombardier de La Pocatière », déplore Yvon Soucy.

Le maire de La Pocatière s’interroge quant à lui sur les intentions du premier ministre du Québec. Philippe Couillard laisse présager que d'autres projets seraient proposés pour les employés de Bombardier, mais sans donner plus de détails.

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