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Cession des ports : l'Assemblée nationale demande à Ottawa de réaliser les travaux

Le port de Matane, entrée du quai commercial
Le port de Matane, entrée du quai commercial Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le député de Rimouski, et porte-parole de l'opposition officielle en matière de stratégie maritime, Harold Lebel, a déposé jeudi matin une motion demandant à l'Assemblée nationale d'exiger que la mise à niveau des infrastructures portuaires soit effectuée aux frais du gouvernement fédéral, préalablement à tout transfert au gouvernement du Québec ou à une municipalité.

Un texte de Joane Bérubé

Cette motion a été votée à l'unanimité par l’Assemblée nationale du Québec et sera transmise au ministre fédéral des Transports, Marc Garneau.

Québec négocie présentement la cession de cinq ports dans l’Est-du-Québec, dont ceux de Matane, de Rimouski, de Gaspé, de Baie-Comeau et de Cacouna.

« On pense, dit Harold Lebel, avec le ministre régional [NDLR Jean D’Amour] que ces quais doivent revenir au Québec, si on veut développer une vraie stratégie maritime, si on veut développer des emplois, l’économie, on a besoin de ces quais-là. Mais on ne veut pas que le fédéral nous refile ça sans avoir vraiment fait les études, quel est le coût des réparations et dans le fond, prendre ses responsabilités. »

Au retour d’une récente réunion à Québec, le maire de Matane, Jérôme Landry, a révélé que l’hypothèse la plus probable concernant la cession du port de Matane par Transports Canada au gouvernement du Québec serait un transfert de propriété avec un montant d’argent qui couvrirait l’ensemble des travaux à réaliser.

Le port de RimouskiLe port de Rimouski Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

Le député de Rimouski s’oppose à cette solution. « Il va peut-être y avoir des surprises. Le fédéral a tellement laissé ses quais à l’abandon qu’on ne peut pas prendre de [risque]. On veut les quais en bonne condition, on ne passera pas à côté de ça », commente M. Lebel.

Une motion qui fait réagir

Le député d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi MasséLe député d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé Photo : Radio-Canada

La motion votée par l'Assemblée nationale ne fait toutefois pas l'unanimité à Ottawa.

Le député fédéral d'Avignon-La Mitis-Matane-MAtapédia, Rémi Massé, espère qu’elle ne nuira pas aux négociations en cours. « J’espère qu’on trouvera un terrain d’entente rapidement. »

De se positionner publiquement sur des négociations qui ont lieu présentement, je ne suis pas certain que c’est la bonne approche

Rémi Massé, député d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia
Pascal BérubéPascal Bérubé Photo : Radio-Canada / Assemblée nationale

La réaction ne s'est pas fait attendre de la part du député provincial de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, qui ne partage pas l'avis de son homologue fédéral, en ce qui concerne l'avenir du port de Matane.

« La voie la plus rapide, c’est que le gouvernement fédéral procède aux travaux, paie la facture et ensuite cède l’infrastructure au gouvernement du Québec. C’est la position d’Urgence port de Matane. C’est la position de la Ville de Matane et c’est maintenant une position unanime de l’Assemblée nationale. »

Au contraire, si le gouvernement du Québec devait procéder aux travaux lui-même, il est reconnu que les délais seraient beaucoup plus longs et le port de Matane, dans son état actuel ne peut pas se permettre d’avoir des délais.

Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia
Port de MataneBateaux, Port de Matane Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

En raison de son mauvais état, mais aussi de son intérêt économique pour la région, le port de Matane a été ciblé comme priorité dans ces négociations.

En décembre dernier, la Coalition urgence port de Matane avait publiquement demandé à Ottawa de réaliser les travaux. Elle estimait que le gouvernement fédéral disposait de l'expertise nécessaire pour une reconstruction plus rapide du quai commercial de Matane et à moindres coûts pour les contribuables.

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