•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Caisse de dépôt veut sortir du pétrole « tranquillement » et « étape par étape »

Michael Sabia parle devant plusieurs micros.
Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec, lors d'une conférence de presse annonçant les résultats financiers de la CDPQ de 2017. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDQP) Michael Sabia reconnaît que le niveau de risque associé aux investissements dans les sociétés pétrolières est de plus en plus grand. Il ouvre la voie à une réduction lente et ordonnée des investissements dans ce secteur.

Un texte de Gérald Fillion

« Légèrement, tranquillement, et année, par année, par année, nous allons continuer à réduire notre exposition aux sociétés pétrolières, a indiqué Michael Sabia en entrevue à RDI Économie. Pas juste au Canada, mais mondialement, pour réaliser un objectif très important qui est le suivant : une réduction d’ici 2025 de 25 % de l’intensité de notre empreinte carbone. »

Au cours de la présentation de ses résultats financiers pour l’exercice 2017, la Caisse de dépôt a expliqué que son portefeuille « Mandat Canada » a généré un rendement de 7,9 % en 2017 alors que l’indice de référence, son indice de comparaison avec d’autres caisses, s’est élevé à 9,9 %. Ce rendement décevant pour ce portefeuille s’explique, dit la CDPQ, « par le repli marqué des titres des entreprises oeuvrant dans le secteur pétrolier ».

Je suis absolument convaincu qu’il y a maintenant de plus en plus un niveau de risque associé à ces sociétés.

Michael Sabia, PDG de la CPDQ

Il refuse toutefois de considérer cette prise de position comme étant un désinvestissement à 100 %, comme le font plusieurs fonds de retraite sur la planète.

Cela dit, Michael Sabia affirme que la stratégie de la Caisse est large et intégrée. « À la Caisse, dit-il, notre politique en matière de changement climatique s’applique à l’ensemble de nos activités d’investissement, à l’ensemble du portefeuille de la Caisse. La grande majorité des autres fonds, c’est beaucoup plus limité, parce que ça s’applique juste aux marchés boursiers, à leurs investissements dans les sociétés cotées. »

D'autres désinvestissements

À la fin de 2017, la Banque de Norvège a recommandé au gigantesque fonds souverain norvégien, qui gère plus de 1000 milliards $ d’actifs, de sortir des hydrocarbures. Les gestionnaires voulaient ainsi réduire le risque associé à la volatilité des cours du pétrole.

Au cours de la dernière année, la Ville de New York a aussi annoncé une stratégie visant un désinvestissement complet de ses fonds de retraite du pétrole, du gaz et du charbon.

La banque BNP Paribas a également indiqué ne plus vouloir financer de projets liés au gaz et au pétrole de schiste et au pétrole des sables bitumineux. Et puis la Banque mondiale prévoit cesser de financer la recherche d'hydrocarbures d'ici deux ans.

Entrevue avec Michael Sabia à RDI Économie

Finance et assurances

Économie