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Vers une nouvelle base permanente à Rimouski pour lutter contre la tordeuse

Chenille de tordeuse sur une épinette

Chenille de tordeuse sur une épinette

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM) veut faire de l'aéroport de Rimouski l'une de ses nouvelles bases permanentes dans sa lutte contre l'infestation de la tordeuse des bourgeons de l'épinette.

Un texte de Denis Leduc

Dans cet esprit, l'organisme cherche à négocier une entente à long terme avec la Ville de Rimouski.

Depuis deux ans, la SOPFIM occupe des locaux à l'aéroport, mais avec un bail renouvelé annuellement.

L'horizon de l'infestation est de 12 à 15 ans. [Un bail annuel] est comme une épée de Damoclès. On cherche la stabilité. Il est important pour nous d'avoir une entente à long terme.

Jean-Yves Arsenault, directeur général de la SOPFIM
L'aéroport de Rimouski

L'aéroport de Rimouski

Photo : Radio-Canada

L'organisation de la lutte contre l'insecte ravageur est une opération complexe, selon Jean-Yves Arsenault. Il faut « gérer l'approvisionnement en pesticide, leur chargement dans les avions, établir et assigner des plans de vol pour chacun des appareils ».

Jean-Yves Arsenault explique que la SOPFIM a ciblé l'aéroport de Rimouski comme base permanente, car l'infestation prend de l'ampleur dans la grande région de Rimouski. Selon lui, 45 000 hectares de forêts sont menacés dans cette seule région.

L'ensemble de la gestion [de la lutte] est liée au développement de l'infestation; on suit l'infestation, sa progression, pour mieux la combattre.

Jean-Yves Arsenault, directeur général de la SOPFIM
Jean-Yves Arsenault, directeur général, Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM)

Jean-Yves Arsenault, directeur général, Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM)

Photo : SOPFIM

Le plan logistique pour l'été prochain n'est pas encore finalisé. Jean-Yves Arsenault évoque toutefois le déploiement d'au moins six avions et d'une dizaine d'employés, à Rimouski seulement.

Un ballet aérien quotidien

Durant toute la période d'arrosage qui se prolongera tout l'été, la SOPFIM prévoit des envolées quotidiennes, 7 jours par semaine, à raison de deux sorties par jour, une tôt en matinée et l'autre en soirée.

C'est à ce moment que les vents sont généralement les moins forts, ce qui facilite le travail d'épandage.

Un nouvel angle d'attaque : la forêt privée

Les arrosages de pesticide auront une nouvelle cible cette année : la forêt privée. Il s'agit d'une première autorisée par le gouvernement du Québec.

Jean-Yves Arsenault explique que ce choix entraînera un ajustement des moyens d'intervention.

On aura à intervenir à partir de Rimouski et de Matane. Dans certains cas, on utilisera des hélicoptères, car les superficies à couvrir sont plus petites.

Jean-Yves Arsenault, directeur général de la SOPFIM

Des discussions ont cours actuellement entre la SOPFIM et la Ville de Matane sur la mise à niveau de la piste de l'aéroport local.

Jean-Yves Arsenault assure que les pesticides utilisés lors des opérations d'épandage sont sans danger pour la santé humaine et l'environnement.

Bas-Saint-Laurent

Protection des écosystèmes