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La pauvreté n’a pas diminué au N.-B. malgré les bonnes intentions

Deux enfants traversent la rue dans un quartier pauvre de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.

Il y a encore plus d'enfants vivant dans la pauvreté qu'au moment de la création de la Société d'inclusion économique et sociale.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef du Parti vert, David Coon, estime qu'il faut revoir le rôle de la Société d'inclusion économique et sociale (SIES), au Nouveau-Brunswick. Il a rappelé que malgré plusieurs rapports et de nombreuses recommandations, la pauvreté reste la même qu'en 2010.

Un texte de Michel Corriveau

Le député David Coon a eu l’occasion de poser plusieurs questions au ministre responsable de la Société d’inclusion économique et sociale, John Ames. Le député du Parti vert souligne que des milliers de citoyens ne mangent pas à leur faim. Certains doivent consacrer jusqu’à 80 % de leur revenu au logement.

La misère est loin d’avoir disparu au Nouveau-Brunswick. En 2007, 16,7 % des enfants de la province vivaient dans la pauvreté. Dix ans plus tard, malgré les efforts de la SIES, le nombre d’enfants pauvres a grimpé à 21 %.

Il n’y a aucune priorité au gouvernement de réduire la pauvreté.

Une citation de : David Coon, député de Frédéricton-Sud

David Coon estime que les ressources gouvernementales consacrées à la lutte contre la pauvreté devraient être réorganisées, afin d’être plus efficaces.

Le chef du Parti Vert s'adresse aux journalistes à la sortie des travaux à l'Assemblée législative.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le député du Parti vert, David Coon, estime que la Société d'inclusion économique et sociale n'a pas rempli son mandat.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Selon le député Coon, la priorité du gouvernement devrait être l’augmentation des prestations d’aide sociale. Ces prestations sont gelées depuis quatre ans.

Sur cette question, le ministre John Ames reste évasif. Il dit avoir discuté de la question avec ses collègues du ministère du Développement social, sans préciser s’il y aura, ou pas, une augmentation des prestations.

Le ministre Ames répond aux questions des journalistes, dans les corridors de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre John Ames estime que la Société d'inclusion économique et sociale a toujours sa raison d'être.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Pour ce qui est de la SIES, le ministre Ames estime que l’organisme a encore sa raison d’être, même si les résultats ne sont pas au rendez-vous.

Si la tendance avec la pauvreté n’est pas aussi positive qu’on le voudrait, cela ne signifie pas qu’il faudrait se débarrasser de la SIES.

Une citation de : John Ames, ministre responsable de la Société d’inclusion économique et sociale

Sur une éventuelle augmentation des prestations d’aide sociale, il faudra attendre au cours des prochaines semaines la présentation des crédits budgétaires du ministère du Développement social pour en savoir davantage. Mais dans le récent budget présenté par la ministre Cathy Rogers, rien n’indiquait une augmentation de ces prestations.

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