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Bris de conduites d’eau : la situation s'améliore à Montréal

Vue panoramique d'une intersection inondée, une barrière métallique ornée du logo de la Ville de Montréal au premier plan.
Le bris d'une conduite d'eau peut inonder rapidement tout un secteur. Photo: La Presse canadienne / Graham Hughes
Radio-Canada

Selon les plus récentes données de la Ville de Montréal, les conduites d'eau se brisent moins souvent depuis le début des années 2000, mais certains secteurs restent beaucoup plus touchés.

D'après un texte de Roberto Rocha de CBC

Les arrondissements de Ville-Marie et du Plateau-Mont-Royal, qui sont dans les plus vieux secteurs de la ville, obtiennent les plus hauts nombres de bris.

Carte indiquant les secteurs les plus et les moins touchés par des bris de conduites d'eau à MontréalAgrandir l’imageSecteurs les plus et les moins touchés par des bris de conduites d'eau à Montréal Photo : Radio-Canada

Toutefois, en 17 ans, le Plateau-Mont-Royal a connu une importante baisse du nombre d’incidents, passant de 151 en 2001 à 40 en 2016.

Ville-Marie connaît la situation inverse : en 2000, l’arrondissement a enregistré 48 bris, alors que leur nombre s’élevait à 116 en 2014.

Des investissements récents

Depuis quelques années, l’administration municipale a investi plusieurs millions de dollars pour revoir ses infrastructures d’eau.

L’administration de Denis Coderre, avec l’aide du fédéral et du provincial, a presque triplé le budget pour l’amélioration de ses infrastructures qui est passé de 93 millions de dollars à 261 millions de dollars sur trois ans.

De son côté, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a annoncé qu’un programme serait lancé pour former les employés de la Ville à mieux réparer les conduites d’eau.

La porte-parole de l’administration, Marilyne Laroche Corbeil, n’a pas voulu commenter les statistiques dans certains arrondissements, expliquant que la Ville évaluait la situation dans son ensemble.

« Les bris sont causés par une combinaison de plusieurs facteurs, a précisé Mme Laroche dans un courriel envoyé à CBC. Nos analyses sont faites pour le territoire en entier et non par secteur. Il est donc impossible d’interpréter les données par secteur. »

Selon le professeur d’ingénierie civile à l’Université McGill, Ronald Gehr, plusieurs facteurs peuvent effectivement influencer l’état d'une conduite d’eau : l’âge des tuyaux, le matériau, l’état du sol, le gel de l’eau, etc.

Le sol composé de glaise de l’île de Montréal n’aide certainement pas à maintenir un réseau en bon état, selon M. Gehr, qui explique que la glaise a tendance à gonfler lorsqu’elle est mouillée, pouvant mener à des glissements en cas de fuite. Ces glissements peuvent ensuite briser la conduite.

Le cas de Pierrefonds-Roxboro

L’un des secteurs les plus touchés par les bris de conduites d’eau est l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro. En 2004 seulement, il a connu plus de 200 bris, majoritairement dans l’est de Roxboro.

Selon l’arrondissement, les conduites du quartier seraient parmi les plus vieilles de la ville et l’administration aurait installé, dans les années 1990, des tuyaux de moins bonne qualité, ce qui expliquerait les nombreux bris.

« Ces tuyaux n’ont pas une protection à l’intérieur qui rencontre les standards actuels, explique Johanne Palladini, porte-parole de l’arrondissement. Ils sont donc plus sensibles aux changements de température. »

Selon la Ville, 13 % des 3600 kilomètres de conduites nécessitent des réparations urgentes ou doivent être remplacés.

Grand Montréal

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