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Le commentateur sportif Richard Garneau, écouteurs et micro sur la tête, décrit une compétition du haut des gradins de la piscine olympique, floue en arrière-plan.

Le commentateur Richard Garneau décrivant une compétition sportive à la piscine olympique, en 1976.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Alors que l'aventure olympique se termine à Pyeongchang, rendons hommage à un journaliste qui a largement contribué à faire connaître l'olympisme chez nous : Richard Garneau. De nos archives, quelques moments choisis de sa carrière.

Le journaliste Richard Garneau détient un record. Il a couvert 23 Jeux olympiques. C’est plus que tout autre journaliste dans le monde entier.

1960 : année olympique à Rome

Richard Garneau

Ciao Roma!, 5 juin 1980

Les premiers JO de Richard Garneau sont ceux de Rome, en 1960. Dans cet extrait de l’émission Ciao, Roma! diffusée le 5 juin 1960, on le voit parcourir la ville en Vespa. Accompagné des petits Bruno et Enzo, il visite quelques monuments et installations olympiques, dont le stade des marbres.

Rome accueillera les Jeux olympiques quelques semaines plus tard, soit du 25 août au 11 septembre 1960. Des JO marqués par une canicule qui fera souffrir de nombreux athlètes.

À partir de ce moment, Richard Garneau développe un grand intérêt pour les Jeux olympiques. Un intérêt partagé avec le maire Jean Drapeau qui s’éprend lui aussi des valeurs véhiculées par l’olympisme.

En 1965, le maire de Montréal fait une première tentative pour obtenir les JO de 1972. Richard Garneau l’accompagne à travers tout le processus.

La défaite de 1966

Montréal ville olympique, 8 mai 1966

En mai 1966, le maire Drapeau se rend au 64e congrès du CIO, à Rome. C’est là que doit être dévoilée, à l’issue d’un vote, la ville hôtesse des Jeux olympiques de 1972. Le journaliste Richard Garneau est sur place pour produire l’émission Montréal ville olympique.

C’est la ville de Munich qui l’emporte. Dans cet extrait, Jean Drapeau confie sa déception à Richard Garneau et émet des hypothèses pour expliquer la défaite. Il s’interroge sur le bon moment de revenir à la charge dans les prochaines années.

Ce moment viendra en 1968, alors qu’il dépose une seconde candidature pour Montréal visant les JO de 1976.

La victoire de 1970

Séquence de tournage, 12 mai 1970

Le 12 mai 1970, le maire Jean Drapeau est à Amsterdam avec une large délégation montréalaise. Lorsque le président du CIO annonce que Montréal sera l’hôte des Jeux olympiques d’été de 1976, l’émotion est vive.

Assailli par les journalistes, Drapeau ne dit pas un mot. Après avoir prononcé son discours, il s’engouffre plutôt dans une cabine téléphonique avec Richard Garneau. Comme on peut le voir dans cette séquence de tournage, les deux hommes s’échangent le combiné pour réaliser sur le vif une entrevue qui sera retransmise à Montréal. Drapeau remplit ainsi la promesse faite à Garneau de lui accorder la première entrevue si Montréal l’emporte.

Au cours des années, un grand respect s’était installé entre les deux hommes qui avaient à cœur l’olympisme. Alors que peu croyaient aux chances de Montréal, le journaliste avait insisté auprès de ses patrons pour se rendre à Amsterdam couvrir l’événement. Un geste remarqué, qui lui fera gagner cette primeur du maire Jean Drapeau.

L'apogée de 1976

Jeux de la XXIe Olympiade, 26 juillet 1976

La passion olympique de Richard Garneau culmine lors des Jeux olympiques de Montréal. Un enthousiasme qu’il exprime au micro de René Lecavalier dans cette émission spéciale sur l’équipe de Radio-Canada aux JO de 1976.

Moi, j’ai atteint l’apogée de ma carrière; j’espère que ce qui viendra après ne sera pas trop pénible!

Richard Garneau

Richard Garneau couvrira 19 autres JO en tant que commentateur et journaliste sportif. Il souhaitait que les JO de Rio soient ses derniers, avant de prendre sa retraite. Il est plutôt décédé le 20 janvier 2013. C'était un an avant les Jeux d’hiver de Sotchi où le CIO lui a décerné la médaille Pierre-de-Courbertin à titre posthume.

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