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Fermeture d'un centre de recherche sur la littérature et la culture québécoise à l'Université Laval

Un livre sur une table de lecture

Un livre sur une table de lecture

Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Faute de financement, l'unité du Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) de l'Université Laval à Québec cessera ses activités au cours des prochains mois.

Selon des informations recueillies par Radio-Canada, les dirigeants en seraient venus à la conclusion qu'ils ne remplissaient pas tous les critères pour obtenir d'autres subventions nécessaires au fonctionnement.

« C'est une situation malheureuse, qui affecte les chercheurs qui en sont membres. Cette situation s'explique par un faisceau de circonstances et de contingences, difficiles même pour nous à détricoter », a indiqué dans un courriel René Audet, le directeur du centre.

Fondé en 2003, le CRILCQ « constitue le plus grand regroupement de chercheurs et de chercheuses en études québécoises ». Le Centre a pour mission « de contribuer au développement des connaissances sur la littérature et la culture québécoises ».

L'auteure et directrice de la Promenade des écrivains de Québec, Marie-Ève Sévigny se désole de cette fermeture.

« Est-ce que les ressources qui sont disponibles vont rester à Québec, à l'Université Laval? C'était des ressources documentaires. C'était aussi des projets de recherche », se demande Mme Sévigny.

« Cette décision-là ne m'a absolument pas surprise dans le contexte de difficultés financières criantes que vivent les universités au Québec. Les coupures budgétaires des dernières années ont été épouvantables », ajoute-t-elle.

La direction de l'Université Laval indique que la décision de fermer boutique vient des dirigeants du centre eux-mêmes.

« Tous les centres de recherche gèrent de façon autonome leurs activités. Les membres établissent ensemble les paramètres de leur structure de recherche, ils en assurent la gestion financière, la planification des activités et la programmation scientifique », a déclaré la porte-parole de l'Université, Andrée-Anne Stewart.

Les deux autres antennes du CRILCQ à l'Université du Québec à Montréal (UQAM) et à l'Université de Montréal (UdeM) poursuivront leurs activités. Le centre regroupe 54 chercheurs, 382 étudiants, 3 professionnels de recherche et 3 coordonnateurs scientifiques.

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