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Plaidoyers finaux des avocats dans le procès de Raymond Cormier

Un dessin du profil du visage d'un homme.

Raymond Cormier, accusé du meurtre non prémédité de Tina Fontaine, une adolescente de 15 ans, à l'été 2014.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La mort de Tina Fontaine aurait été causée par suffocation ou par noyade, a avancé la Couronne lors des plaidoiries finales dans le procès de Raymond Cormier. L'avocat de la poursuite, David Ross, est catégorique et affirme que les preuves mènent vers la culpabilité de l'accusé.

Une texte de Denis-Michel Thibeault

Selon lui, les documents audio présentés en preuve, dans lesquels Raymond Cormier dit « avoir terminé le travail », et le fait qu'il dise « être hanté » par un acte horrible qu'il a commis, démontrent sa culpabilité.

David Ross affirme que Raymond Cormier a tué Tina Fontaine parce qu'il avait eu une relation sexuelle avec l'adolescente de 15 ans et qu'elle menaçait de le dénoncer d'avoir volé un camion rempli d'outils.

« Vous avez peut-être entendu [que ce dossier était] rempli de preuves circonstancielles, mais nous savons qu'il contient bien plus que des preuves circonstancielles », affirme David Ross.

Le plaidoyer de la Couronne a été interrompu par la mère de Tina Fontaine, présente dans la salle d'audience. Elle a lancé une insulte à Raymond Cormier, forçant le juge à procéder à un rappel à l'ordre.

Plusieurs membres de la famille de Tina Fontaine étaient présents. Les pleurs étaient audibles dans toute la salle. Raymond Cormier est resté stoïque, les bras croisés, regardant au sol pendant toute la lecture de l'avocat de la Couronne.

La défense plaide la circonstance

La défense a pris la parole en après-midi pour expliquer son interprétation des faits.

« Le juge est le maître de la loi, mais vous, et vous seulement, décidez des faits », a affirmé l'avocat de défense, Tony Kavanagh, en s'adressant au jury.

« Votre tâche sera de décider si les témoins sont crédibles et en mesure de dire la vérité », a-t-il ajouté.

Il s’est ensuite assuré de discréditer quelques témoins clés, comme Ida et Chantelle Beardy ou Ernest DeWolfe. Il a attaqué leur crédibilité et leur état physique au moment des faits, qui aurait pu toucher leur mémoire.

« Nous pensons qu'il est impossible de lier la cause de la mort à Raymond Cormier, comme l'a dit l'expert en toxicologie », a dit M. Kavanagh au tribunal, soulignant que, selon lui, la preuve soumise par la Couronne est tout simplement « trop mince ».

« La question que nous vous posons est : est-ce que Tina Fontaine est véritablement morte d'un acte criminel? Nous croyons personnellement qu'il y a un doute raisonnable », a dit la défense.

« Il n'y a pas de scène de crime, seulement une opération pour manipuler M. Cormier. Il n'y a aucune preuve de voie de fait ou de relation sexuelle, rien. Il n'y a pas de preuves solides », a-t-il ajouté.

Tony Kavanagh a dit aux jurés de ne pas faire en sorte que la « justice pour Tina, ne devienne pas une injustice pour Raymond Cormier ».

Selon lui, il serait regrettable que son client devienne « le bouc émissaire de ce crime ».

Le tribunal devra maintenant décider si Tina Fontaine est morte à cause d'un acte criminel et si Raymond Cormier est celui qui a commis ce geste.

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Justice et faits divers