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Des parents d’enfants autistes réclament plus de services

Le reportage d’Anne-Louise Despatie
Radio-Canada

Des parents d'enfants autistes continuent de manifester pour obtenir des services. Les 29 millions de dollars annoncés l'année dernière par le gouvernement du Québec n'ont rien réglé, disent-ils.

Laurence Nadeau est la mère de Baptiste, 9 ans. Il y a cinq ans, son fils était complètement emmuré dans son monde. Aujourd'hui, il ne parle toujours pas et fréquente une école spécialisée pour les jeunes autistes.

Si Baptiste bénéficie de services en ce moment, sa mère s'inquiète pour l’avenir.

Et plus tard quand ils seront adultes, et ceux qui le sont déjà, où va-t-on les mettre? On ne peut pas juste les garder chez soi jusqu’à notre mort.

Laurence Nadeau, mère d'un enfant autiste

Devant le bureau de la ministre déléguée à la Réadaptation, Lucie Charlebois, à Montréal, des parents en attente de services se sont joints au père de Charlotte qui n'a pas accès à une orthophoniste. Le Plan d'action présenté en mars dernier n'a aucun impact pour eux.

« C'est qu'on ne peut pas couper des services à certains pour en offrir à d'autres », soulève Electra Dalamagas, de l'organisme Autisme Montréal. « Il y a très peu d'avancées et il y a certaines régions qui sont privilégiées, mais ce n'est pas partout pareil », lance Catherine Salvail, de Coalition Autisme Québec.

La ministre Charlebois reconnaît qu'il y a beaucoup à faire.

On donne beaucoup plus de services qu’il y a un an et on va s'améliorer encore, c’est un plan sur cinq ans.

Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie

Pour l'instant, c'est trop pour les parents et les organismes communautaires qui constatent même des pertes de services pour certains groupes d’âge. « Le 29 millions, merci beaucoup, mais c’est loin de répondre aux besoins de toute la population des personnes autistes », ajoute Mme Dalamagas.

Les besoins sont en augmentation constante : le nombre de personnes diagnostiquées avec un trouble du spectre de l'autisme double tous les quatre ans.

D'après le reportage d'Anne-Louise Despatie

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