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Montréal, championne de l’économie d’occasion, selon un rapport

Vêtements usagés dans une friperie
Vêtements usagés dans une friperie Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Montréal est la grande ville canadienne dont les résidents participent le plus à l'économie d'occasion, selon une enquête réalisée par l'Observatoire de la consommation responsable (OCR) de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

Un texte d'Isabelle Montpetit

L'expression « économie d’occasion » désigne les transferts de biens usagés lors d’achats, d’échanges, de location, de prêt ou de don.

Afin de pouvoir faire des comparaisons d’une année à l’autre ou d’un endroit à l’autre, l’OCR utilise un « indice d’intensité », qui consiste à calculer le nombre de biens d’occasion acquis ou délaissés intentionnellement pendant l’année.

Pour Montréal, l’indice d’intensité médian a été de 30 en 2017, c’est-à-dire que 50 % des gens ont échangé moins de 30 biens cette année-là, et 50 % en ont échangé plus. Cela en fait la ville canadienne dont l’indice médian est le plus élevé.

Pour l'ensemble du Canada, l'indice médian est de 22.

Montréal se distingue par le fait qu’on y encourage davantage le don, par rapport au reste du Québec « qui est très orienté sur l’achat, et moins sur le don », affirme Fabien Durif, professeur de marketing à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM et responsable de l’étude.

Parmi les autres facteurs distinctifs, il mentionne la présence de la communauté anglophone, qui a davantage tendance à participer à l’économie d’occasion, le fait que ces pratiques soient implantées depuis plus longtemps et aussi « l’intérêt très marqué » de certaines communautés culturelles d’Europe et d’Afrique du Nord pour les échanges de biens.

C’est la quatrième année que l’OCR publie son rapport sur l’économie d’occasion, avec le financement de l’entreprise de petites annonces en ligne Kijiji.

« L’économie de seconde main est l'une des pratiques de consommation responsable, puisqu’elle permet l’allongement de la durée de vie des biens, mentionne Fabien Durif. Cela permet à l’objet d’avoir une seconde, une troisième, une quatrième vie. Au niveau environnemental, c’est ça qu’il faut regarder. »

Méthodologie

Un sondage a été mené en ligne pour l’Observatoire de la consommation responsable (OCR) de l’UQAM auprès d’un échantillon de 5 625 répondants au total, représentant la population canadienne. Les répondants, âgés de 18 ans ou plus, ont été sélectionnés à partir d’un panel web pancanadien. Étant donné que les réponses ont été obtenues d’un panel, le calcul de la marge d’erreur ne s’applique pas. Cette recherche a été menée sous la supervision de Fabien Durif en collaboration avec Marie Connolly, tous deux de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

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