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Les provinces de l'Atlantique veulent retenir les immigrants

Un plan pour retenir les étudiants internationaux en Atlantique
Radio-Canada

Les élus de la région veulent encourager un plus grand nombre d'étudiants internationaux à s'établir en Atlantique une fois leur diplôme en poche, et ils espèrent que le programme « Étudier pour m'y établir » leur permettra d'atteindre cet objectif.

Ce programme, qui vise à encourager des étudiants internationaux à rester en Nouvelle-Écosse, sera étendu à l'ensemble de l'Atlantique.

Le problème n’est pas d’attirer les immigrants en Atlantique, mais de les retenir, a expliqué le ministre fédéral de l’Immigration, Ahmed Hussen, à la rencontre des ministres fédéraux et des premiers ministres provinciaux, mardi à Moncton.

Le taux de rétention des nouveaux arrivants en Ontario et en Alberta est de 90 %, mais de seulement 60 % en Atlantique.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, le 20 février 2018 à Moncton.Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, le 20 février 2018 à Moncton. Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, juge que la première moitié du travail est accomplie, puisque ces immigrants ont déjà choisi l’est du pays pour y suivre leurs études.

« Avoir quelqu'un qui a été recruté pour aller à l'université dans la région, quelqu'un qui a eu des années à vivre ici, à voir qu'est-ce qu'on a à offrir ici dans les provinces de l'Atlantique, bien, la moitié du travail est déjà faite », dit-il.

Les étudiants internationaux, en particulier, seront ciblés.

Le ministre fédéral de l'Immigration, Ahmed Hussen, le 20 février 2018 à Moncton.Le ministre fédéral de l'Immigration, Ahmed Hussen, le 20 février 2018 à Moncton. Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

« Ils sont d’excellents candidats à devenir résidents permanents, et même citoyens canadiens », explique le ministre Ahmed Hussen. « Ce sont des gens avec de l’éducation postsecondaire, ils ont fréquenté les grandes institutions ici [en Atlantique], ils ont de l’expérience de travail et de l’aisance dans une ou deux des langues officielles. »

M. Hussen fait valoir que les délais seront moins longs pour obtenir la résidence permanente lorsqu’ils intègrent le marché du travail.

Donner l’impression d’être bienvenu en Atlantique

Une des idées centrales du programme « Étudier pour m’y établir » est de faciliter la transition entre le statut d’étudiant et celui de professionnel.

Nadine Ezzeddine, une mère de famille originaire du Liban qui a étudié en soins infirmiers à l’Université Dalhousie, à Halifax, explique que « le concept même [du programme], sa philosophie » lui ont « donné l’impression d’être la bienvenue » en Nouvelle-Écosse.

Nadine Ezzeddine, infirmière à Halifax.Nadine Ezzeddine, infirmière à Halifax. Photo : Radio-Canada / Gilles Landry

« Vous êtes connectés aux gens autour de vous, vous apprenez à connaître la communauté hors de l’université », explique Mme Ezzeddine. « Cela crée davantage de contacts, davantage de vie sociale, vous vous sentez comme faisant partie de la communauté. »

Le mentorat : un outil important

Le mentorat et l’apprentissage en milieu de travail sont essentiels au succès de l’initiative, fait-elle valoir.

« Le plus important est le mentorat », souligne-t-elle. « Pour intégrer le marché du travail, vous avez besoin d’un certain niveau de contacts ». D’être étudiant international ne rend pas cette tâche facile. « Vous avez besoin de quelqu’un pour vous guider à travers cela, ou simplement pour vous encourager », dit-elle.

Le ministre de l’Immigration Ahmed Hussen souligne qu’il s’agit du premier programme de l’histoire de l’immigration canadienne à être mené par les employeurs.

Avec les informations de Michel Nogue.

Nouveau-Brunswick

Nouveaux arrivants