•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Retards, pannes à répétition, bris, la direction du RTM s'excuse

Les explications de Jean-Sébastien Cloutier
Radio-Canada

Le directeur général du Réseau de transport métropolitain (RTM), Raymond Bachant, a présenté ses excuses aux usagers du réseau, dont la patience a été durement éprouvée par le manque de ponctualité des trains et les pannes à répétition depuis le début de l'année.

Des portes de trains qui refusent de s’ouvrir, le système d’aiguillage gelé, la configuration des voitures multiniveaux déficiente, les incidents ce sont multipliés, ce qui a suscité le mécontentement des usagers.

Selon la direction du RTM, les équipes et fournisseurs sont à pied d’œuvre pour faire les vérifications nécessaires afin de trouver des solutions et mettre en place des actions additionnelles de manière à avoir le moins d’impacts possible sur le quotidien des usagers.

D’après les chiffres fournis par le réseau, la ponctualité s’est améliorée la semaine dernière sur plusieurs lignes, dont Candiac (taux de ponctualité supérieur à 96 % depuis quatre semaines), Saint-Jérôme (97,4 %), Mont-Saint-Hilaire (98,6 %) et Vaudreuil (94,6 %).

« Nous sommes conscients que la situation n’est pas encore entièrement résorbée, en particulier sur la ligne Deux-Montagnes », a déclaré M. Bachant dans un communiqué.

Nous maintenons tous les efforts requis pour renouer à nouveau avec notre objectif global de ponctualité de 95 %

Raymond Bachant, directeur général du RTM

Le matériel roulant utilisé sur la ligne Montréal-Deux-Montagnes est plus vieux et particulièrement sensible aux grandes variations de température.

Au cours de la semaine du 12 mars, un plan d’action à moyen et long terme sera communiqué afin de présenter des mesures concrètes et les investissements nécessaires pour améliorer de façon durable la ponctualité du service de train.

Des correctifs en cours

Les usagers font la file sur un terre-plein, entre deux chemins de fer.Un quai d'embarquement plein au centre-ville de Montréal, le 6 janvier 2018. Photo : Twitter (@adisor19)

Une série de mesures a déjà été mise en place par le RTM au cours des dernières semaines.

Le réseau a engagé des entreprises de déneigement ferroviaire supplémentaires afin qu’elles puissent prêter main-forte aux équipes déjà déployées sur la ligne Deux-Montagnes

Un train de 10 voitures multiniveaux de type 3000 a aussi été déployé sur la ligne Deux-Montagnes. Cependant, cette nouvelle initiative a été décriée par les usagers. Les voitures sont dotées de portes simples et d’escaliers plus étroits que les voitures normalement utilisées, ce qui implique des temps d’embarquement et de débarquement légèrement plus longs.

Un programme de réparation et de revitalisation des voitures MR-90, qui circulent sur la ligne Deux-Montagnes, est aussi en place.

Ces voitures effectuent trois allers-retours par jour entre Montréal et Deux-Montagnes. C'est la ligne la plus achalandée du réseau de train de banlieue.

Pétition pour dénoncer les retards des trains de banlieue

L'association Trajectoire Québec a lancé une pétition mardi pour que le transporteur rende des comptes aux usagers de la ligne de Deux-Montagnes.

La pétition dénonce les impacts que les retards occasionnent dans le quotidien des gens, notamment ceux « cumulés pour le travail, les activités quotidiennes et les loisirs » et pour « la productivité économique de la région et des travailleurs affectés ».

Trajectoire Québec demande aussi une « politique de garantie de service pour tous les transporteurs métropolitains ».

« Une telle politique devrait indiquer le service auquel les citoyens sont en droit de s’attendre, ainsi que leurs recours et compensations si le service annoncé n’est pas au rendez-vous », mentionne-t-on.

Grand Montréal

Transport en commun