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La Beauce se prépare à accueillir une vague de travailleurs étrangers

L'usine Olymel de Vallée-Jonction.
L'usine Olymel de Vallée-Jonction. Photo: Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie
Radio-Canada

D'ici quelques semaines, pas moins de 119 travailleurs étrangers se joindront au personnel de l'usine Olymel de Vallée-Jonction. Dans la municipalité beauceronne, tout est mis en œuvre pour les accueillir, mais surtout pour tenter de les convaincre d'y rester pour de bon.

Un texte de Marc-Antoine Lavoie

Olymel n’échappe pas à la pénurie de main-d’œuvre dans la grande région de Québec. L’usine de transformation de porc qui engage près de 1300 travailleurs doit pourvoir 200 postes de journaliers.

Au cours des derniers mois, des dirigeants de l’entreprise ont réalisé des missions de recrutement à Madagascar et à l'Île Maurice à la recherche de travailleurs.

« C’est le dernier moyen qu’on met en œuvre quand on a épuisé toutes les autres manières de trouver de la main-d'œuvre localement. Ça représente des coûts et une charge de travail incroyable », relate le porte-parole d’Olymel, Richard Vigneault.

La municipalité de Vallée-Jonction en Beauce.La municipalité de Vallée-Jonction en Beauce. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Parmi les 119 personnes recrutées, on retrouve 30 femmes et 89 hommes. La première vague de travailleurs étrangers devrait arriver au cours du mois de mars.

Bien que les nouveaux employés de l’usine de Vallée-Jonction obtiennent un permis de travail temporaire, renouvelable annuellement, Olymel souhaite les convaincre d’adopter leur nouveau milieu de vie.

« On les soutient dans leur démarche auprès des autorités gouvernementales lorsqu’ils souhaitent obtenir leur résidence permanente », explique Richard Vigneault.

Les travailleurs étrangers temporaires bénéficieront des mêmes conditions de travail que l’ensemble des employés de l’usine. « Comme on est allés les chercher. Comme on les a formés, comme ils sont habitués de travailler chez nous et qu’ils ont développé une expertise, on tient à les garder », ajoute-t-il.

« On veut qu’ils se sentent chez eux. »

La municipalité de Vallée-Jonction a offert sa pleine collaboration à Olymel pour s’assurer que l’intégration de ses travailleurs soit positive.

Une quarantaine d'entre eux seront logés dans la municipalité de près de 2000 habitants. Les autres trouveront majoritairement domicile à Sainte-Marie.

« Si on veut qu'Olymel continue de grossir et d'investir à Vallée-Jonction, ça prend de la main-d'œuvre. Le manque de main-d’œuvre peut mettre en danger l'entreprise elle-même », fait valoir le maire de Vallée-Jonction, Réal Bisson.

Le maire de Vallée-Jonction, Réal Bisson.Le maire de Vallée-Jonction, Réal Bisson. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Le maire rappelle que l’usine est « très importante pour la vitalité économique » de la région.

La survie de nos écoles est liée aussi à la population, elle est liée à la survie de nos entreprises.

Réal Bisson, maire de Vallée-Jonction

L'arrivée de cette vague de travailleurs est aussi bien perçue par les commerçants. L’épicier de la municipalité veut s’assurer de répondre aux besoins de sa future clientèle.

« On veut leur rendre ça le plus facile possible avec des services de livraison, repas et tout ce qu'ils peuvent avoir besoin. On est là pour les aider et essayer de les garder le plus longtemps possible », assure le propriétaire du Marché Tradition, Sylvain Roy.

L'épicier de Vallée-Jonction, Sylvain Roy, veut offrir des produits spécialisés aux nouveaux travailleurs.L'épicier de Vallée-Jonction, Sylvain Roy, veut offrir des produits spécialisés aux nouveaux travailleurs. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Sensibilisation auprès des citoyens

Le Comité d’accueil et d’intégration des personnes immigrantes (CAIDI) de Beauce-Nord a par ailleurs été mandaté par Olymel pour sensibiliser la population locale à l’arrivée des travailleurs étrangers.

« Autant on veut que la population immigrante soit acceptée, autant on veut que la population immigrante accepte et connaisse les valeurs d'ici », explique l’agente d’intégration Aya Georgette Dje.

En partenariat avec la municipalité et Olymel, le CAIDI a organisé deux séances d’information au début du mois de février. Près d’une centaine de personnes y ont assisté.

L'agente d'intégration au CAIDI, Aya Georgette Dje, pose devant une carte exposant l'ensemble des nationalités représentées en Beauce.L'agente d'intégration au CAIDI, Aya Georgette Dje, pose devant une carte exposant l'ensemble des nationalités représentées en Beauce. Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Lavoie

Le maire de Vallée-Jonction croit que ces soirées d’information étaient nécessaires pour dissiper toutes inquiétudes quant à l’arrivée de travailleurs étrangers.

« Ces inquiétudes-là, je ne les ai pas entendues. Sûrement qu'il y en a, mais on veut aller au-devant de ces inquiétudes parce qu'on est souvent inquiets quand on ne connait pas quelque chose », affirme M. Bisson.

En 2009, Olymel a embauché 80 travailleurs étrangers temporaires à son usine de Saint-Esprit. De ce nombre, 70 ont obtenu leur résidence permanente.

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