•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lavage des mains dans les hôpitaux : encore du travail à faire en Abitibi-Témiscamingue

Lavage des mains en milieu hospitalier

De nombreux professionnels de la santé ne se lavent pas suffisamment les mains.

Photo : Getty Images / Sturti

Radio-Canada

Il reste beaucoup à faire pour atteindre le taux de conformité fixé par le ministère de la Santé en matière de lavage des mains dans les divers établissements de santé du territoire.

Un reportage de Lise Millette

Pour l'ensemble des MRC de l'Abitibi-Témiscamingue, le taux de conformité pour l'année 2016-2017 est d'environ 55 % après avoir été en contact avec le patient ou son environnement et de 33 % au moment d'entrer dans la chambre, et ce, tant en centre hospitalier qu'en CHSLD.

L'adjointe à la directrice des soins infirmiers pour le Centre intégrée de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue, Pascale Huard, précise que les différents établissements sont en période d'audit pour 2017-2018. Cette année, l'objectif de conformité est de 70 %. Il sera de 75 % l'an prochain et de 80 % en 2020, selon les cibles du ministère.

Pas toujours le temps

Pascale Huard, qui est également responsable du volet prévention et contrôle des infections, tient à préciser que même si le taux semble loin de la cible, il ne faut pas en conclure une négligence de la part du personnel médical. Il s'agit plutôt d'un résultant du contexte dans lequel évolue le personnel.

C'est vraiment le fait qu'on est dans un environnement très rapide. On a beaucoup de choses à faire et puis des fois on oublie simplement de prendre les quelques secondes nécessaires pour faire l'hygiène des mains. Ce n'est pas que les gens ne savent pas qu'il faut le faire, mais des fois, le temps manque pour le faire au bon moment.

Pascale Huard, adjointe à la directrice des soins infirmiers pour le CISSS-AT

Bons résultats chez les stagiaires

Piste intéressante, les stagiaires qui se retrouvent en milieu hospilalier figurent plutôt bien en matière de lavage des mains. Selon Pascale Huard, cette bonne performance s'explique par la formation qui insiste sur la prévention et le contrôle des infections.

« La formation sur l'hygiène des mains débute vraiment lorsqu'on est étudiant dans le domaine de la santé et se poursuit aussi en tant qu'employé. Donc à l'embauche, nous refaisons des formations en prévention et contrôle des infections et on a aussi des formations en cours d'embauche pour faire des rappels sur l'hygiène des mains », précise la responsable.

Au Québec, un seul Centre intégré de santé et de services sociaux a atteint la cible de 70 % du ministère, soit celui de Laval.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Abitibi–Témiscamingue

Hôpitaux