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  • 10 ans après la fermeture de la Belgo, Shawinigan apprend à vivre sans l'usine

    Le site en état délabrement de la Belgo.
    Le site de l'usine Belgo à Shawinigan Photo: Radio-Canada / Josée Ducharme
    Radio-Canada

    Le 18 février 2008, l'usine de la Belgo ferme définitivement ses portes après plus de 100 ans d'opération. La nouvelle sème la consternation à Shawinigan pour qui l'entreprise de fabrication de papier, propriété de la compagnie AbitibiBowater, constitue le principal employeur. L'économie de la ville, déjà vacillante, est ébranlée.

    Le coup de massue provoqué par cette fermeture est encore plus brutal pour les 550 personnes qui perdent leur emploi. Dans un reportage de Maude Montembeault, diffusé lors du bulletin de nouvelles Le National du 20 mars 2008, l’émotion est palpable chez les travailleurs qui finalisent la fermeture. Si, en fin de compte, 200 des 450 employés se qualifient pour une retraite, d’autres doivent trouver une nouvelle occupation et se recycler.

    Or, plusieurs personnes licenciées atteignent un âge où il est difficile de trouver un autre emploi. Plusieurs décident alors de se réinventer. Claude Tremblay choisit par exemple de réaliser un de ses vieux rêves : celui de devenir cuisinier.

    Mais de très mauvais développements attendent les travailleurs de la Belgo. Les différents fonds de retraite de l’AbitibiBowater totalisent un déficit de 1,3 milliard de dollars. Comme l'indique le reportage de Pierre Marceau diffusé le 29 avril 2009, l’entreprise s’est placée en 2009 sous la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

    C’est une surprise totale et très désagréable pour le syndicat et ses adhérents. Le résultat pour les ex-employés : les paiements des indemnités de départ et de retraite sont suspendus. Les ayants droit peinent à contenir leur colère.

    Dix ans après la fermeture, le litige n’est toujours pas réglé. Des retraités exaspérés ont proposé en dernier recours la création d’une fiducie. Cela leur permettrait de récupérer au moins une partie des retraites auxquelles ils ont droit.

    Malgré tous ces déboires, la plupart des anciens de la Belgo et la Ville de Shawinigan sont sortis de l’ornière. C’est ce qui ressort du reportage de Madeleine Goubau diffusé au Téléjournal Mauricie du 28 novembre 2010. Louise Déry, présidente du Centre de recherche d’emploi de la Mauricie, affirme que 85 % des employés non admissibles à une retraite ont retrouvé un travail. Plusieurs ont par ailleurs développé leur esprit entrepreneurial en créant leurs propres emplois.

    Quant à la Ville de Shawinigan, elle a réussi à briser sa dépendance à la présence d’une grande entreprise pour prospérer. Des industries y sont apparues, redonnant un nouveau souffle à cette ville de la Mauricie.

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