•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Comment Goderich a réussi à recruter des médecins

Photo des docteurs Paul Gill et Katayun Treasurywala assis sur des fauteuils noirs dans un bureau.
Les docteurs Paul Gill et Katayun Treasurywala se sont établis à Goderich, même si c'était loin d'être leur premier choix au départ. Photo: CBC/Steve Lawrence

Faisant face à une pénurie de médecins de famille, la petite communauté de Goderich sur les rives du lac Huron n'a ménagé aucun effort pour y attirer de nouveaux docteurs au cours de la dernière décennie.

Au début des années 2000, la ville de 8000 habitants n’avait plus que cinq médecins de famille, après des départs à la retraite. Elle en a aujourd’hui 18.

Ses efforts de séduction ont inclus l'investissement de 6 millions de dollars pour la construction d'une piscine et d'une patinoire intérieures et des touches personnelles comme celle de garder l'enfant d'un couple de candidats.

Les jeunes docteurs ne vont pas s’établir en région rurale s’ils ne peuvent pas y avoir les mêmes services qu’ils auraient en ville pour leur jeune famille.

John Grace, ancien maire adjoint

Recruteuse, gardienne et Cupidon

Goderich pouvait aussi compter sur une recruteuse hors pair, l’ex-infirmière Gwen Devereaux.

Photo de Gwen Devereaux à côté d'un médecin qui a un stéthoscope autour du cou.La recruteuse Gwen Devereaux. Photo : CBC/Steve Lawrence

En plus de montrer les attraits de la région aux candidats, elle s’assurait que leur enfant ait une place en garderie et aidait leur partenaire à trouver du travail.

Mme Devereaux a même présenté à un docteur, qui avait accepté de travailler dans la région pendant deux mois, celle qui allait devenir son épouse. Le couple était si reconnaissant qu’il aurait nommé son enfant Gwen si le bébé avait été une fille.

De leur côté, les docteurs Paul Gill et Katayun Treasurywala racontent que Goderich ne figurait même pas sur leur liste de villes finalistes. Lors de la visite du couple, Mme Devereaux a toutefois offert de garder leur petit garçon pour la soirée, une touche personnelle qui leur a plu.

« Je n’aurais pas su que Goderich existait si Gwen ne nous avait pas traînés jusqu’ici », dit M. Gill, qui s’y est établi avec son épouse il y a cinq ans.

Avec des informations fournies par CBC

Toronto

Médecine