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Le seconde main moins populaire dans les Maritimes

Des vêtements de seconde main
Les vêtements figurent parmi les articles les plus populaires de l'économie de seconde main. Photo: iStock/ArminStautBerlin
Radio-Canada

Les résidents des Maritimes sont toujours les Canadiens les moins portés à échanger des biens usagés et, même s'ils ont davantage recours à une économie de seconde main en plein essor, ils se trouvent toujours sous la moyenne canadienne.

Le nombre de biens échangé par les habitants des Maritimes a augmenté considérablement en 2017, passant de 54 à 60 par personne, note l'Indice annuel Kijiji de l'économie de seconde main. Mais c’est toujours le nombre le plus faible au pays, loin derrière l’Ontario, qui arrive en tête avec 92 biens échangés en moyenne par personne au cours de la dernière année.

Ces données proviennent d’une étude, publiée pour la quatrième année, qui est commanditée par Kijiji, un site internet d’annonces classées qui est une filiale d’eBay.

Au moins huit résidents des provinces maritimes sur dix (81 %) ont échangé au moins un bien dans la dernière année, moins que la moyenne canadienne de 85 %. Cependant, une grande partie des transactions comptabilisées dans l’indice établi pour chaque région du pays est celle du don de biens usagés. Cette pratique semble plus forte dans en Ontario et dans les provinces situées à l’ouest de celle-ci.

Les gens des Maritimes ont une vision « transactionnelle », en conclut Fabien Durif, directeur de l'Observatoire de la consommation responsable de l'Université du Québec à Montréal.

« Le dynamisme économique d'une région a une influence sur la pratique de seconde main, donc en gros, plus une province va bien économiquement, plus elle consomme, plus elle va aller vers l'économie de seconde main, donc un peu au défaut de ce qu'on peut imaginer », explique M. Durif.

Le sondage révèle que les ménages les plus actifs au Canada sont ceux dont le revenu est supérieur à 200 000 $ par an. Ce sont ces ménages qui achètent le plus de biens de seconde main, et participent le plus à ce type d'économie.

Les résidents des Maritimes semblent maximiser leurs économies lorsqu’ils se procurent ou se départissent de biens de seconde main. Ils ont réalisé en moyenne des gains de 719 $ en vendant des articles usagés, le deuxième revenu le plus élevé au pays, après les habitants des Prairies.

Ils ont de plus fait des économies moyennes de 1110 $, deuxième en importance au Canada après le Québec, en acquérant un produit de seconde main plutôt que neuf.

Un marché en plein essor

Au total, 2,3 milliards de biens ont été échangés au Canada par le biais de l’économie de seconde main en 2017, indique l’étude. Il s’agit d’une augmentation de 23,8 % comparativement à l’année précédente. Cela représente 80 biens échangés par personne, en moyenne.

Une proportion de 10 % participants dits « actifs » sont responsables de 64 % des transactions au pays, indique Fabien Durif, qui précise qu'on retrouve un plus faible proportion de ce genre de participants dans les Maritimes et au Québec.

L’étude estime à 28,5 milliards $ la valeur totale des transactions de seconde main au Canada.

Les achats via l'économie de seconde main ont augmenté de manière significative, en hausse de 20 % par rapport à 2016.

Le groupe des 25 à 44 ans, puis celui des 18 à 24 ans, sont les plus actifs dans l’économie de seconde main. Le seul groupe d’âge qui achète plus de biens de seconde main qu’il n’en vend est celui des 25 à 44 ans.

L’Indice de l’économie de seconde main commandé par Kijiji est établi à partir d’un sondage réalisé par l'Observatoire de la consommation responsable de l'Université du Québec à Montréal, en partenariat avec MBA Recherche. La recherche a été menée entre le 18 septembre et le 12 octobre 2017.

Les données ont été récoltées par un sondage en ligne auprès de 5625 répondants âgés de 18 ans et plus d'un peu partout au Canada, choisi par un panel web pancanadien. Étant donné que les réponses ont été obtenues d'un panel, le calcul de la marge d'erreur ne s'applique pas, signalent les auteurs du rapport.

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