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Port de Matane : Québec prendrait en charge les travaux

Port de Matane
Star Lima, Matane Photo: Radio-Canada / Luc Paradis

La Ville de Matane croit qu'une cession pourrait être possible en juin. Les négociations entre Ottawa et Québec vont bon train.

Un texte de Joane Bérubé

Toutefois, l’hypothèse la plus probable serait une cession du port par Transports Canada au gouvernement du Québec avec un montant d’argent qui couvrirait l’ensemble des travaux à réaliser. « Ce qu’on comprend, c’est que le fédéral ferait un chèque et c’est Québec qui ferait la réalisation des travaux », confirme M. Landry.

Il semble que Québec ait accepté de se plier à ce scénario qui comporte plusieurs incertitudes quant à l'échéancier des travaux.

Habituellement, le programme de cession des ports prévoit que Transports Canada exécute les travaux de remise en état avant de céder les installations à son nouveau propriétaire.

En décembre dernier, la Coalition urgence port de Matane avait publiquement demandé à Ottawa de s'en tenir à son programme. La Coalition estimait que le gouvernement fédéral disposait de l'expertise nécessaire à une reconstruction du quai commercial de Matane plus rapide et à moindres coûts pour les contribuables.

Une rencontre survenue il y a une dizaine de jours à Québec avec des représentants du ministère des Transports et de la Stratégie maritime a tout de même redonné un peu plus d’espoir au maire de Matane, Jérôme Landry.

Je ne vous cacherai pas que c’est la première rencontre où j’ai senti que les gens travaillaient très fort.

Jérôme Landry, maire de Matane

Le maire Landry rapporte qu’il y a présentement deux réunions par semaine entre les représentants du gouvernement du Québec et Transports Canada.

Un échéancier de plusieurs années

La crainte qu’un transfert sans la réalisation des travaux par le fédéral puisse entrainer des retards est toujours là, admet le maire. « Mais on nous a rassurés beaucoup la semaine dernière, poursuit M. Landry, en nous disant que Transports Canada était prêt à transférer son expertise, même à soutenir pour la réalisation des plans et devis. »

Port et bateauUne étude de la firme KPGM commandée par la Coalition estime que 750 emplois directs et indirects dépendent du port. Photo : Radio-Canada

Malgré cette aide, la route pourrait être longue avant le démarrage du chantier. Les autorités devront régler la cession de propriété et obtenir les autorisations des ministères de l’Environnement des deux paliers de gouvernement avant même la réalisation des plans et devis.

Le chantier pourrait par la suite s’étendre sur quatre à cinq ans. Les travaux devront être effectués sans nuire aux opérations des entreprises. C’est le cas entre autres de l’usine de pâte de Rayonier dont l’ensemble de la production transite par le port pour être exportée à l’extérieur du pays. Environ 130 personnes travaillent à cette usine.

Une rencontre sera organisée sous peu par Québec avec des industriels de Matane pour évaluer leurs besoins et leur utilisation du port. Cette rencontre servira à établir la priorité des travaux à effectuer, comme l’aménagement d’un nouvel entrepôt sur le quai ou d’une nouvelle aire d’accostage.

L’état de désuétude du port de Matane demeure difficile à évaluer, mais une étude commandée en 2013 évaluait sa fin de vie à 2023. Transports Canada prévoyait réaliser une autre expertise sur l'état du quai au cours de l'année financière 2018-2019

Compte tenu de son état et de son rôle dans l’économie régionale, le port de Matane demeure prioritaire dans la démarche de cession des cinq  ports du Saint-Laurent ciblés par Québec.

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