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Les nouvelles règles sur les pesticides applaudies dans l'Est-du-Québec

Un apiculteur manipule des abeilles.

Québec encadrera de façon plus serrée les pesticides de la catégorie des néonicotinoïdes, alors que l'agence canadienne chargée d'étudier leurs risques a pourtant l'intention d'autoriser leur utilisation.

Photo : Associated Press / John Minchillo

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des apiculteurs du Bas-Saint-Laurent se réjouissent de la décision de Québec de limiter l'utilisation des pesticides de la famille des néonicotinoïdes, qui déciment les populations d'abeilles.

Un texte d’Ariane Perron Langlois

Les nouvelles règles annoncées lundi par Québec visent cinq pesticides particulièrement nocifs pour l'environnement et la santé humaine, dont trois néonicotinoïdes. Les producteurs agricoles ne pourront acheter ces produits que si leur utilisation est justifiée et prescrite par un agronome.

Cet encadrement plus strict est applaudi par des apiculteurs du Bas-Saint-Laurent, puisqu’il devrait avoir un impact positif sur la santé des colonies d’abeilles.

« [Nos abeilles] vont pouvoir résister plus facilement aux parasites et aux maladies. C’est sûr que si on enlève un peu de pesticides dans leur environnement, ça va être seulement bénéfique », explique Mireille Lechasseur, apicultrice à l’entreprise Le Château Blanc de Rimouski.

« Le premier pas qui est fait est quelque chose de très bien et de très satisfaisant. […] Il faut y aller doucement dans ces changements-là en agriculture. »

— Une citation de  Mireille Lechasseur, apicultrice, Le Château Blanc

Par ailleurs, Mme Lechasseur souhaite que le gouvernement offre une aide financière aux producteurs agricoles pour les soutenir dans cette transition.

L’apiculteur Nicolas Tremblay, de l’entreprise Vieux Moulin de Sainte-Flavie, n’est pas déçu que Québec ait choisi d’encadrer l'utilisation de ces pesticides de façon plus serrée plutôt que de les interdire complètement.

« Il faut quand même que les agriculteurs puissent s’adapter. On ne serait pas contre que ce soit interdit, c’est certain, mais l’encadrement est déjà une bonne nouvelle pour nous », affirme-t-il.

Les producteurs de l’Est-du-Québec moins touchés par les nouvelles règles

Le président des producteurs de grains de l'Est-du-Québec, Firmin Paquet, soutient que les producteurs de la région seraient moins touchés par cette réglementation que ceux d'ailleurs dans la province, puisqu'ils cultivent relativement peu de maïs, de soya et de canola, qui sont les semences les plus souvent enrobées de néonicotinoïdes.

Il ajoute que les variétés plus fréquemment cultivées au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, comme l’orge, le blé, l’avoine et le seigle, ne seraient généralement pas traitées au moyen de ces substances.

Appelé à réagir aux nouvelles règles annoncées par Québec, il a toutefois émis certaines réserves.

« C’est bon qu’on soit encadrés, mais nous, les producteurs de céréales, on est sur un commerce mondial. Ça va sûrement apporter des baisses de rendements dans certaines productions. Est-ce qu’on va être [touchés dans notre] performance, [notre] concurrence? C’est un peu ça le problème. »

— Une citation de  Firmin Paquet, président des producteurs de grains de l'Est-du-Québec

M. Paquet a toutefois ajouté que les producteurs feraient les efforts nécessaires pour se conformer aux exigences gouvernementales. L'été 2018 devrait être le dernier au cours duquel les agriculteurs pourront utiliser sans restriction les pesticides visés par les nouvelles règles.

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