•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Venir en aide à Haïti grâce à une application mobile

Le reportage de Rosalie Sinclair

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un entrepreneur de Québec d'origine haïtienne aide ses compatriotes à trouver un emploi dans leur pays grâce à une application dont il est le copropriétaire. David Thérriault permet à des entreprises québécoises de recruter du personnel en Haïti pour effectuer du travail à distance.

Un texte de Stéphanie Tremblay

David Thérriault a eu l'idée de créer une application pour faciliter le recrutement il y a quatre ans, lors d'une rencontre avec des étudiants en programmation informatique dans son pays d'origine.

« Ils ne réussissaient pas à trouver un travail dans leur domaine. Il y en a beaucoup qui me disaient : "David, on veut rester en Haïti, on ne pense pas aller à l'étranger. Il faut trouver du travail en Haïti." »


L'entrepreneur David Thérriault pose fièrement avec Michel Mackenson.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'entrepreneur David Thérriault pose fièrement avec Michel Mackenson, l'un des travailleurs haïtiens qui a déniché un emploi grâce à l'application Job.etrouve

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Avec deux autres Québécois, l'entrepreneur a fait l'acquisition de Job.etrouve, une application créée par un étudiant haïtien. Après quelques modifications, l'homme d'affaires l'a commercialisée. Elle permet de mettre en lien des entreprises du monde entier avec des chercheurs d'emploi en Haïti.

Les employeurs doivent payer des frais mensuels, tandis que les chercheurs d'emploi déboursent de 5 à 15 dollars américains pour postuler, selon le salaire offert. Une façon de s'assurer du sérieux des candidats et d'éviter que les employeurs reçoivent des curriculum vitae inutilement.

Du travail pour 300 Haïtiens

Depuis le lancement de l'application le printemps dernier, plus de 300 Haïtiens ont décroché un emploi, dont 70 auprès d’entreprises du Québec. La majorité des emplois sont dans le domaine du service à la clientèle.

Xtansion Solutions est l'une de celles qui ont embarqué dans l'aventure. L'entreprise québécoise a recruté une dizaine de travailleurs haïtiens et se dit plus que satisfaite du travail accompli par les candidats recrutés en Haïti.


Guillaume Morin en entrevue à Radio-Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Xtansion Solutions est l'une des entreprises qui emploie des travailleurs haïtiens grâce à l'application Job.etrouve. Son directeur développement en efficacité opérationnelle, Guillaume Morin.

Photo : Radio-Canada

« En Haïti, ce qui est bien, c'est que les gens sortent de l'école et souvent ils vont parler déjà trois langues, anglais, français, espagnol, même des fois le portugais. Ça nous ouvre des opportunités pour nous qui voulons travailler à l'international », mentionne Guillaume Morin, directeur du développement en efficacité opérationnelle à Xtansion Solutions.

Michel Mackenson est l'une des perles rares recrutées par Xtansion Solutions. Il est agent de vente et travaille pour l'entreprise québécoise, alors qu'il habite à Port-au-Prince.

Il est très fier d'avoir décroché cet emploi. « Ce n’est pas du tout facile de trouver un emploi stable en Haïti. J'ai la fierté de dire que j'ai un emploi. Ça m'aide beaucoup moralement et psychologiquement. »


Michel Mackenson photographié devant son ordinateur de travail.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Michel Mackenson a décroché un emploi en Haïti grâce à l'application Job.etrouve.

Photo : Courtoisie de Michel Mackenson

David Thérriault se réjouit du fait que l'application qu'il a commercialisée fasse d'une pierre deux coups. « Toutes les parties vont trouver leur compte en Haïti. Il y a de la main-d'oeuvre disponible et au Québec, il manque de main-d'oeuvre. »

L'application Job.etrouve a une base de données de plus de 5000 candidats. À ce jour, une quinzaine d'employeurs y ont adhéré.

Avec les informations de Nicole Germain

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !