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Bombardier : élus et travailleurs de La Pocatière interpellent Philippe Couillard

Des employés de l'usine Bombardier de La Pocatière à l'oeuvre sur voitures AZUR

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Devant l'incertitude qui plane sur l'usine Bombardier de La Pocatière, le maire de la municipalité, les élus et les travailleurs sollicitent une rencontre avec le premier ministre du Québec pour avoir l'heure juste sur les projets qu'il a en tête pour assurer la pérennité de l'usine. Une fois les derniers véhicules AZUR du métro de Montréal livrés à l'automne, le carnet de commandes sera vide.

Un texte de Stéphanie Tremblay

Le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, ne cache pas son inquiétude quant au sort des travailleurs de l'usine Bombardier.

« Le gouvernement du Québec doit sentir l'urgence d'agir », dit-il.

Sylvain Hudon a tenu à rappeler les propos de Philippe Couillard il y a quelques jours, alors qu'il affirmait qu'il avait d'autres projets pour les employés de Bombardier.

M. Hudon demande au premier ministre de clarifier ses intentions et souhaite obtenir une rencontre d'urgence avec lui.

Le maire de la petite municipalité fonde beaucoup d'espoir sur les projets énoncés par Philippe Couillard, notamment le prolongement de la ligne AZUR et l'obtention de contrats pour le développement de nouvelles lignes de transport collectif.

300 emplois en jeu

Le préfet de la MRC de Kamouraska, Yvon Soucy, partage les mêmes inquiétudes, alors que des centaines d'emplois sont en jeu. Bombardier est un moteur pour l'économie de sa région.

« On considère que l'heure est grave. Actuellement, si rien n'est fait, c'est 300 emplois qui vont disparaître directement dans l'usine Bombardier de La Pocatière. Sans compter tous les emplois chez les sous-traitants », déplore le préfet.

Lettre au premier ministre

Le maire de La Pocatière et le préfet de la MRC de Kamouraska ont cosigné une lettre pour signifier au premier ministre l'importance du dossier pour l'ensemble de la région.

Dans leur lettre, ils ont rappelé à Philippe Couillard qu'une cinquantaine de représentants d'entreprises manufacturières, de travailleurs de Bombardier Transport de La Pocatière et des élus s'étaient mobilisés en juin pour faire valoir l'importance de maintenir l'exigence d'un contenu local et canadien dans les appels d'offres en transport.

Or, il y a deux semaines, un important contrat qui aurait pu permettre de consolider des centaines d'emplois à La Pocatière a échappé à Bombardier.

Alstom Transport Canada et SNC-Lavalin ont remporté l'appel d'offres pour concevoir et construire le Réseau express métropolitain de Montréal (REM), un projet estimé à plus de 6 milliards de dollars.

Retenir la main-d'oeuvre

Le président du syndicat des employés de Bombardier, Mario Guignard, a joint sa voix à celles des élus pour tenter de connaître les intentions du gouvernement.

Il veut s'assurer que la main-d'oeuvre spécialisée que constituent les travailleurs de l'usine demeure dans la région.

Le ministre D'Amour se fait rassurant

Le ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent, Jean D'Amour, s'est fait rassurant, même s'il n'avait rien de concret à annoncer aux travailleurs.

« On a toujours été présents pour l'usine de La Pocatière et va continuer à l'être. Nous, ce qu'on veut, c'est préserver les emplois à l'usine de La Pocatière. »

Économie