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Trois fois plus de petits rorquals morts sur la côte est des États-Unis

L'an dernier, un petit rorqual s'était échoué à Saint-Nicolas, près de Québec.

L'an dernier, un petit rorqual s'était échoué à Saint-Nicolas, près de Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le nombre de décès des petits rorquals a triplé l'an dernier le long de la côte est des États-Unis, selon les données de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). Cette vague de décès ne touche toutefois pas les populations du Saint-Laurent.

Un texte de Jean-Louis Bordeleau

En entrevue à l'émission Bonjour la Côte, le président et directeur scientifique du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins, Robert Michaud, précise que « la rumeur [...] partout sur la planète » met en cause l'activité humaine pour expliquer la hausse des décès.

Parmi les 28 cadavres de rorquals découverts, neuf présentaient des marques d’empêtrement dans du matériel de pêche et deux présentaient des signes de collision avec un navire. Huit semblent avoir souffert de maladie infectieuse.

La NOAA considère que ces accidents ne menacent pas la survie de l'espèce.

De l'avis de Robert Michaud, ces mortalités ont une influence sur les populations de mammifères marins puisqu'elles touchent « des animaux souvent dans la pleine force de l'âge ».

Robert Michaud, directeur scientifique du GREMMAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM

Photo : Radio-Canada / Jean-François Bouthillette

C'est un rappel important de notre responsabilité. [Il faut] essayer d'ajuster nos façons de partager la mer avec les baleines.

Robert Michaud, président et directeur scientifique du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins

Ces décès déclarés « événement de mortalités inhabituelles » par la NOAA ont automatiquement déclenché l'ouverture d'une enquête. Puisque des enquêtes ont déjà cours à propos des mortalités inhabituelles des baleines noires et des rorquals à bosse, il s'agit de la première fois que la NOAA se penche sur trois espèces de cétacés à la fois.

Pas d'enquête au Canada

Citant l'enquête de Pêches et Océans Canada sur la mortalité des baleines noires, Robert Michaud déplore que le Canada déclenche une enquête uniquement « lorsque la situation devient catastrophique. On n’a pas, comme aux États-Unis, de seuil déclencheur ».

Des cas de « mortalités inhabituelles » de petits rorquals n’ont pas été observés dans le Saint-Laurent au cours de la dernière année, selon les données du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins.

D'ailleurs, les rorquals constituent l'espèce de cétacés la plus abondante dans le Saint-Laurent.

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