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  • Envoyée spéciale
  • Comment Justin Trudeau tente d'éviter de froisser ses hôtes en Inde

    Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, reçoit un souvenir lors de sa visite à l’ashram où a vécu Gandhi, à Ahmedabad, en Inde, le 19 février 2018.
    Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, reçoit un souvenir lors de sa visite à l’ashram où a vécu Gandhi, à Ahmedabad, en Inde, le 19 février 2018. Photo: Reuters / Amit Dave

    De la visite d'un temple hindou à celle d'une mosquée en passant par un temple sikh et une église, les arrêts de Justin Trudeau en Inde cette semaine visent à ménager les sensibilités. Surtout qu'au cours des derniers jours, des médias indiens ont remis en question la position du Canada au sujet de la cause nationaliste sikhe, qui aspire à la création d'un pays, appelé Khalistan.

    Un texte de Madeleine Blais-Morin

    Pour une deuxième journée de suite, le programme de la visite officielle de Justin Trudeau en Inde a commencé par une portion culturelle, cette fois dans la ville d’Ahmedabad.

    Le premier ministre s'est rendu à l’ashram où a vécu Gandhi de 1917 à 1930. Puis il a visité l’un des plus grands temples hindous du pays, le complexe Akshardham.

    Le premier ministre Trudeau, accompagné de son épouse Sophie Grégoire et de ses enfants Hadrien, Grace et Xavier, visite l’ashram où a vécu de Gandhi.Le premier ministre Trudeau, accompagné de son épouse Sophie Grégoire et de ses enfants Hadrien, Grace et Xavier, visite l’ashram où a vécu de Gandhi. Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

    Il se rendra plus tard cette semaine dans des lieux de culte de trois autres religions majeures.

    Si la plus importante proportion d’Indo-Canadiens est de confession sikhe, le premier ministre Trudeau doit manœuvrer délicatement.

    Un analyste de la chaîne de nouvelles Wion affirmait, par exemple, à l’arrivée de Justin Trudeau, que l’Inde s’attend à ce que le premier ministre canadien se prononce sur les « sikhs radicaux au Canada ».

    Ces préoccupations ne sont pas nouvelles.

    L’an dernier, le ministre en chef de l’État du Pendjab, Amarinder Singh, avait refusé de rencontrer le ministre canadien de la Défense, Harjit Sajjan, en visite en Inde, sous prétexte qu’il était un sympathisant de la cause séparatiste.

    Le ministre Sajjan a démenti ces affirmations, les qualifiant de « ridicules » et « offensantes ».

    Le gouvernement canadien répète qu’il appuie une Inde unie, tout en reconnaissant la liberté d’expression.

    Si cette mise au point, faite il y a quelques jours, semble avoir rassuré le ministre en chef Amarinder Singh, le gouvernement Trudeau a bien pris soin de le contacter pour dire que le ministre Sajjan et le premier ministre étaient prêts à le rencontrer.

    Comme quoi, il tente de faire taire cette controverse en début de voyage.

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