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Améliorer le sort des personnes handicapées

Marie-Ève Hamilton.

Marie-Ève Hamilton croit que le fait de travailler est capital pour l'inclusion sociale des personnes handicapées.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les personnes handicapées sont encore peu nombreuses à accéder au marché du travail. Pourtant, le fait d'exercer un emploi peut leur permettre de trouver plus facilement leur place en société. C'est pourquoi Marie-Ève Hamilton réclame une aide beaucoup plus importante pour les citoyens vivant avec un handicap.

D'après un reportage de Marie-Christine Rioux

Marie-Ève Hamilton a 24 ans. Elle vit avec une maladie cardiaque et un syndrome qui lui cause une surdité et une légère paralysie cérébrale. Malgré cela, elle affirme être en mesure de travailler.

« C'est capital! Sans travail, je sers à quoi? Je veux être utile à la société. Je ne veux pas être un fardeau. »

— Une citation de  Marie-Ève Hamilton

Toutefois, elle doit s'absenter fréquemment du travail pour se rendre à l'hôpital lorsque sa santé est plus fragile. Elle dépend aussi d'un médicament sans lequel un arrêt cardio-vasculaire serait inévitable.

Ces médicaments lui coûtent environ 250 $ par mois.

« C'est de l'argent qui ne sert qu'à ça. Il ne sert pas à payer mon loyer ou à remplir le frigo comme une personne ordinaire », précise la jeune femme. Marie-Ève Hamilton souhaite donc un soutien financier de la part du gouvernement pour l'aider à combler ces dépenses liées à son handicap.

« Je ne demande pas une faveur. Je veux simplement qu'il y ait une équité. »

— Une citation de  Marie-Ève Hamilton
Marie-Ève HamiltonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pour Marie-Ève Hamilton, le travail lui permet de ne pas être un fardeau, mais plutôt, de contribuer à la société.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Des organismes du même avis

Plusieurs organismes affirment aussi que l'aide financière présentement offerte aux personnes handicapées qui travaillent est insuffisante. C'est le cas du Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec.

« Si le gouvernement a une réelle volonté de lutter contre l'exclusion sociale, il faut aussi qu'il lutte contre l'exclusion économique. »

— Une citation de  Laurent Morissette, président du Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec

Pour l'heure, Marie-Ève a droit à un crédit d'impôt provincial. Elle pourrait être admissible à d'autres mesures fiscales, mais elle affirme qu'il est difficile de s'y retrouver. « C'est le bordel. La dame à Services Québec m'envoie aux Rentes, au Régime d'épargnes Québec. Et après, le Régime d'épargnes Québec m'envoie à Services Québec ».

Le ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale travaille présentement sur une nouvelle version de la Stratégie nationale pour l'intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées.

Cette nouvelle stratégie sera présentée au printemps prochain.

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