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Les employés d’entretien de la STM votent à 98 % pour des moyens de pression

Des gens attendent à la station métro de Joliette, dans Hochelaga-Maisonneuve

Malgré le vote en faveur de moyens de pression, les employés d'entretien de la STM espèrent parvenir à une entente avec leur employeur.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les membres du Syndicat du transport de Montréal-CSN de la Société de Transport de Montréal (STM) se sont dotés d'un nouveau mandat prévoyant des moyens de pression, qui incluent une banque de six jours de grève à exercer au moment jugé opportun.

Ces préposés à l'entretien, mécaniciens, électriciens, plombiers et menuisiers se sont prononcés à 98 % en faveur du débrayage au cours d'une assemblée générale, avec un taux de participation que le syndicat a qualifié « d'inégalé ».

Les salariés, qui espèrent toujours en arriver à une entente négociée, jugent que les reculs demandés par l'employeur et le cadre législatif dans lequel se déroulent les négociations en vue du renouvellement de leur contrat de travail les obligent à se doter d'un tel mandat, indique le syndicat dans un communiqué transmis dimanche.

Le président du syndicat, Gleason Frenette, explique que les quelque 2400 travailleurs qu'il représente craignent notamment de voir disparaître des mesures de conciliation travail-famille.

La partie patronale veut imposer des heures supplémentaires obligatoires, illustre-t-il, même si les employés d'entretien ont déjà réalisé près de 500 000 heures supplémentaires l'an dernier.

Malgré ce vote, Gleason Frenette insiste sur la volonté d'en arriver à une entente négociée. « Nous ne sommes pas fermés, assure-t-il. Nous sommes prêts à travailler et à trouver les solutions qui s'imposent pour aboutir à une convention collective acceptable et respectueuse envers nos travailleurs et travailleuses ».

Une trentaine de séances de négociations ont déjà eu lieu depuis avril 2017.

À un certain moment, il faut se rendre à l'évidence que nous n'avons pas le choix. Il faut se tenir debout et rester solidaires

Une citation de : Gleason Frenette, président du Syndicat du transport de Montréal-CSN de la Société de Transport de Montréal (STM)

Le contrat de travail des employés de la STM est échu depuis le début de l’année.

La dernière grève qui a touché la STM remonte à 2007, alors que les employés d’entretien ont débrayé durant trois jours.

Par voie de communiqué, la STM a tenu à rassurer ses usagers que le service ne serait pas perturbé jusqu'à nouvel ordre. « La STM est une organisation publique qui offre un service 24 heures par jour, 7 jours semaine, 365 jours par année. C'est dans le respect de cet engagement soutenu auprès de nos usagers que, depuis avril 2017 et à notre demande, nous négocions afin de revoir l'organisation du travail à l'interne dans le but de se donner les moyens nécessaires pour livrer le service à la population », a déclaré son directeur général, Luc Tremblay.

Avec les informations de La Presse canadienne

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