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Une vidéo dénonce la surpopulation à l'École des Beaux-Marais

Vue aérienne de l'École des Beaux-Marais, à Chezzetcook en Nouvelle-Écosse.

L'École des Beaux-Marais, à Chezzetcook en Nouvelle-Écosse.

Photo : Kurt Sampson/YouTube

Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, des parents francophones reviennent à la charge contre la surpopulation à l'École des Beaux-Marais, à Chezzetcook, une communauté à l'est d'Halifax.

Le comité d’action de l’École des Beaux-Marais a mis en ligne, jeudi, une vidéo qui explique la désuétude de leur école. Le bâtiment où elle se trouve est conçu pour recevoir 196 élèves du primaire. L’établissement en compte maintenant 216.

« Elle est présentement à 109% de sa capacité », explique Martin Tremblay, membre du comité d’action de l’École des Beaux-Marais.

L'école doit recevoir dans les prochaines années des élèves allant jusqu'en 12e année. La direction estime qu’au moment où la première classe atteindra la 12e, l'école pourrait être à 216 % de sa capacité. L'infrastructure existante ne pourrait alors plus répondre aux besoins éducatifs, conformément aux exigences du programme d'études de la Nouvelle-Écosse.

Des services inéquitables pour les francophones

La vidéo publiée sur le site YouTube par le comité montre que l'école manque d'espace, qu'elle a besoin de laboratoires et d'un nouveau gymnase:

Martin Tremblay explique par exemple que le gymnase ne sied pas aux enfants après la 4e année, car le plafond est trop bas pour certaines activités sportives.

La crainte est que les parents sortent leurs enfants de l’école francophone quand ces derniers atteignent le secondaire, s’ils estiment qu’ils n’obtiendraient pas le même niveau d’éducation que dans le système anglophone.

« La structure est déficiente, les services sont maintenant inéquitables comparativement aux écoles anglophones qui sont autour », dit Martin Tremblay.

Le gymnase de l'École des Beaux-Marais, à Chezzetcook en Nouvelle-Écosse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le gymnase de l'École des Beaux-Marais.

Photo : Kurt Sampson/YouTube

M. Tremblay dit qu’il y aura au moins 15 élèves admissibles à la 7e année l’automne prochain. « On pense que là-dedans, il va y avoir au maximum cinq ou six personnes qui vont se rendre là parce que les autres vont soit aller au HRSB [le conseil scolaire anglophone d’Halifax, NDLR]. Donc, nous autres, on croit que c’est une régression dans leur apprentissage de la langue française parce qu’ils vont tout perdre ce qu’ils ont appris. Et l’autre moitié va aller au Carrefour. »

Plusieurs parents seraient découragés d’inscrire leurs enfants à l’école du Carrefour, située à Dartmouth, en raison des longs voyages en autobus scolaire, alors qu’une école anglophone est située plus près.

Martin Tremblay dénonce la surpopulation de nombreuses écoles françaises de la Nouvelle-Écosse. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Martin Tremblay dénonce la surpopulation de nombreuses écoles françaises de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Villeneuve

« C’est important pour la communauté d’avoir une école française pour continuer ou raviver la culture francophone dans la région, dit Martin Tremblay. Les gens sont très attachés à cette école-là, pas nécessairement au bâtiment en tant que tel, mais le fait que les étudiants qui en sortent sont francophones, qu’ils ont la culture acadienne. »

Interpeller les autorités

La vidéo du comité d'action de l'École des Beaux-Marais est en anglais, avec des sous-titres en français, car elle est destinée principalement aux décideurs.

« On sait que nos dirigeants gouvernementaux sont majoritairement anglophones, explique M. Tremblay. On voulait faire des vidéos bilingues principalement en anglais pour justement présenter ça à la communauté anglophone, pour qu’ils puissent voir ce qui se passe du côté francophone. »

L'École des Beaux-Marais, à Chezzetcook en Nouvelle-Écosse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'École des Beaux-Marais, à Chezzetcook en Nouvelle-Écosse.

Photo : Kurt Sampson/YouTube

La surpopulation dans les écoles francophones de la Nouvelle-Écosse est un problème qui a été maintes fois décrié. Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) indiquait en 2017 que neuf de ses écoles étaient dans un état critique et trois autres dans une situation urgente.

Avec les informations de Marc Babin

Nouvelle-Écosse

Éducation