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  • Envoyée spéciale
  • Justin Trudeau visite le Taj Mahal avec sa famille

    Le reportage de Madeleine Blais-Morin

    Le premier ministre canadien a choisi l'un des lieux les plus emblématiques pour amorcer sa première visite officielle en Inde. Le gouvernement espère que son séjour permettra de dynamiser les relations commerciales avec ce pays qui connaît l'une des croissances économiques les plus rapides du monde.

    Un texte de Madeleine Blais-Morin

    Enfant, Justin Trudeau avait déjà visité le Taj Mahal. Il avait 11 ans et avait accompagné son père en Inde lors d’une visite officielle.

    J’étais venu visiter le Taj Mahal, mais sans mon père. Lui, [il] devait travailler, il est resté à New Delhi; mais maintenant, j’amène mes enfants moi-même pour voir ce magnifique endroit, ça me touche beaucoup.

    Justin Trudeau

    Le premier ministre et sa famille se sont ensuite rendus dans un centre de soins et de conservation des éléphants.

    Mais le but premier de cette visite n’est pas le tourisme. Justin Trudeau veut promouvoir les affaires.

    La croissance économique de l’Inde devrait dépasser les 7 % cette année, selon le Fonds monétaire international. Le Canada ne peut se permettre de rater le train.

    Une nouvelle classe moyenne émerge dans ce pays de 1,3 milliard d’habitants, le deuxième plus peuplé du monde. Elle voudra consommer et voyager. Et le pays a besoin de tout, d’infrastructures comme de moyens de transport.

    Et pourtant, le commerce bilatéral ne se chiffre qu’à 8 milliards de dollars annuellement. Il faut moins d’une semaine pour atteindre le même niveau d’échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis.

    Selon le professeur à l’Université de Sherbrooke, spécialiste de l’Inde, Serge Granger, c’est un chiffre un peu décevant. « Pourquoi c’est si modeste? Il y a des questions à se poser. La visite de Justin Trudeau vise à aplanir les problèmes qui font en sorte que notre commerce plafonne. »

    La concurrence est forte. Dans ce contexte, il peut être difficile de se tailler une place.

    Et même si le premier ministre indien Narendra Modi veut créer un meilleur climat d’affaires en Inde, le pays envoie parfois des signaux contradictoires, comme la récente décision d'imposer une barrière tarifaire de 50 % sur les pois secs. Or, les légumineuses représentent plus de 30 % des exportations canadiennes vers l’Inde.

    Hier, le ministre d’État indien de l’Agriculture a accueilli Justin Trudeau à son arrivée à l’aéroport de New Delhi. Le premier ministre canadien lui a souligné qu’il fallait parler de cet enjeu, selon un porte-parole de son bureau.

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