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Inculpation de 13 Russes pour ingérence : du « baratin », selon Moscou

Le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov

Le ministre des Affaires étrangères de la Russie, Sergueï Lavrov

Photo : Associated Press / Sven Hoppe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les hauts dirigeants russes et américains ont échangé des attaques verbales, samedi, en réaction aux accusations déposées aux États-Unis contre 13 citoyens russes pour avoir pris part à un complot allégué dans le but de perturber l'élection présidentielle de 2016.

« Tant qu'on n'a pas de faits, tout ça, c'est du baratin », a déclaré le ministre des Affaires étrangères de Russie, Sergueï Lavrov, d’Allemagne, où sont réunis les plus hauts dirigeants mondiaux, des autorités de défense et des diplomates pour la Conférence de Munich sur la sécurité.

En s'adressant à un délégué de la Russie présent à la conférence, le conseiller à la sécurité intérieure du président Donald Trump, H.R. McMaster, a répondu que « la preuve est maintenant incontestable et accessible au public » grâce aux accusations du FBI.

Le général McMaster a ajouté que les accusations déposées par le FBI démontraient que les États-Unis sont « de plus en plus habiles à retracer la source de ces actes d'espionnage et de subversion ».

Les deux hommes ont offert des déclarations générales d'ouverture lors de la conférence, mais ils ont rapidement été visés par des questions au sujet des accusations déposées par les États-Unis, ainsi que sur l'enjeu des cyberattaques.

« Je n'ai pas de réponse. Vous pouvez publier n'importe quoi et l'on voit ces accusations se multiplier, les déclarations se multiplier », a répondu le chef de la diplomatie russe aux questions sur le sujet.

M. Lavrov a rappelé que le vice-président américain Mike Pence et une responsable du département américain de la Sécurité intérieure avaient assuré « qu'aucun pays n'avait influencé le résultat de l'élection américaine ».

Une série de moqueries

En Russie, la nouvelle de ces accusations a été accueillie avec moquerie.

« Il n'y a aucune allégation officielle, il n'y a aucune preuve. C'est pourquoi ce ne sont que des protestations enfantines », a commenté à l'agence d'État RIA Novosti Andreï Kutskikh, représentant spécial du président russe pour la coopération internationale en matière de la sécurité de l'information.

H.R. McMaster s'est de son côté moqué de la possibilité d'une collaboration entre les États-Unis et la Russie sur l'enjeu de la cybersécurité.

« Je suis étonné qu'il y ait encore des cyberexperts russes disponibles quand on considère combien la plupart d'entre eux ont été occupés à déstabiliser la démocratie en Occident, a-t-il lancé en riant. Je dirais simplement que nous serions heureux d'avoir un cyberdialogue avec la Russie lorsqu'elle sera sincère. »

Manipulation de l'opinion publique

Les accusations fédérales déposées vendredi par le procureur spécial Robert Mueller représentent les allégations les plus étoffées jusqu'à ce jour concernant l'ingérence de la Russie dans la dernière course à la Maison-Blanche.

Des accusations ont été déposées contre 13 ressortissants russes qui auraient orchestré une vaste opération de manipulation de l'opinion publique sur les réseaux sociaux avec pour objectif, entre autres, d'aider le candidat républicain Donald Trump à remporter l'élection.

Vendredi, Moscou avait qualifié d'« absurde » l'acte d'accusation contre les ressortissants russes. Ce document ne mentionne toutefois aucune connivence entre l'équipe de campagne de Donald Trump et le gouvernement russe.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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