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Des agriculteurs craignent un encadrement plus serré des pesticides au Québec

Un champ de maïs

Des agriculteurs québécois appréhendent un encadrement plus serré des pesticides.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les Producteurs de grains du Québec (PGQ) jugent que le ministère de l'Environnement, qui s'apprête à annoncer lundi un encadrement plus serré de l'utilisation des pesticides, les a écartés des discussions au cours des derniers mois en ne tenant pas compte de leurs impératifs économiques.

Le président du regroupement, Christian Overbeek, craint que la nouvelle réglementation n'augmente de façon significative la charge administrative des producteurs, ce qui nuirait à leur compétitivité et à leur productivité.

Selon M. Overbeek, les producteurs ont proposé de travailler avec des agronomes-conseils pour développer des plans de phytoprotection qui incluent toutes les notions de lutte intégrée en vue de s’assurer d’utiliser les meilleures techniques – qui ne sont pas uniquement basées sur l’utilisation des pesticides – pour contrôler les ravageurs des cultures.

Nous, on pensait que c’était un élément qui était plus avenant, qui s’inscrit dans une politique qui nous est propre, pour mieux protéger l’environnement.

Christian Overbeek

Les Producteurs de grains du Québec, qui représentent quelque 11 000 agriculteurs à travers la province, craignent la mise en place d'un encadrement démesuré par rapport à celui en vigueur au fédéral.

Le ministère québécois du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques compte par exemple s'en prendre aux pesticides de la catégorie des néonicotinoïdes, alors que l'agence canadienne chargée d'étudier leurs risques a pourtant l'intention d'autoriser leur utilisation.

Or, cette catégorie de pesticides a fait la manchette au cours des dernières années, parce qu'elle a été associée à la forte baisse de population des colonies d'abeilles. En 2012 et en 2013, Santé Canada a constaté la mort d’abeilles exposées à la poussière créée par la mise en terre de semences de maïs et de soja traitées aux néonicotinoïdes.

Pour résoudre ce problème, l’agence a instauré de nouvelles règles de plantation en 2014 afin de réduire la quantité de poussière soulevée lors de la mise en terre de ce type de semences traitées. Grâce à ces nouvelles exigences, la mortalité due à l’exposition des abeilles aux pesticides a diminué de près de 80 %.

L'Union européenne a déjà donné le feu vert à l'interdiction de trois substances néonicotinoïdes.

Les PGQ cultivent principalement du maïs, du soja, du canola, du blé, de l'avoine et de l'orge, sur une superficie totale d'un million d'hectares.

Avec les informations de La Presse canadienne

Protection des écosystèmes

Environnement