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Un discours sur l'indépendance éclipsé par le salaire de la chef du Bloc québécois

Martine Ouellet, chef du Bloc québécois

Martine Ouellet, chef du Bloc québécois

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La question du salaire octroyé à sa chef a éclipsé, samedi, le discours sur l'indépendance, lors du premier conseil général du Bloc Québécois (BQ) depuis que Martine Ouellet est à la tête du parti.

Mme Ouellet a appelé ses militants à resserrer les rangs autour du thème de l’indépendance qu'ils devront mettre au centre de leur discours. Pour la chef du BQ, il faut se distancier des « mêmes recettes qui sont là depuis 25 ans ».

Prônant une « modernisation du parti », Mme Ouellet a expliqué que c’était « demandé par l'ensemble des membres et des militants, que tous les jours [les députés] parlent d'indépendance, qu'ils se servent de tous les outils parlementaires ».

Peu d’écho auprès des élus

Plusieurs députés se sont montrés peu concernés par l’appel de Mme Ouellet.

« Il n'y a pas un seul député du Bloc québécois qui ne croit pas à l'indépendance », a lancé Simon Marcil, suite à quoi, Monique Pauzé a affirmé que la question de l’indépendance est évoquée « à chaque fois qu'on dénonce le blocage du fédéral ».

Martine Ouellet a reconnu qu'elle sentait de la « résistance » depuis qu’elle est aux commandes du Bloc, voilà un an.

Reprendre le terrain perdu

Le Bloc compte sur la perte de vitesse du Nouveau Parti démocratique (NPD) pour reconquérir le terrain au Québec.

« Le NPD s’en va plus vers le bas que vers le haut, les conservateurs sont vraiment limités à Québec, ils n’ont pas de base dans les autres comtés. Les libéraux sont pas mal partout, mais M. Trudeau peut-il maintenir son image encore deux ans? »

— Une citation de  Louis Plamondon, député Bécancour-Nicolet-Saurel

On pense que s’il perd de son aura, le vote nous reviendra, a ajouté le député de Bécancour-Nicolet-Saurel, en parlant de Justin Trudeau.

Le salaire qui fait sourciller

C’est la question du salaire de la chef du Bloc québécois, établi samedi après-midi à 95 000 $, qui a retenu l’attention des médias et des 200 délégués réunis dans un hôtel de Drummondville.

Mme Ouellet a regretté le « coulage, juste avant un événement important du parti comme cette semaine, sans aucun respect du travail des instances, ça ne nous fait pas avancer ».

Des médias avaient dévoilé plus tôt cette semaine le salaire que la chef réclamerait à son parti lorsqu'elle ne sera plus députée provinciale.

Selon la même source, Martine Ouellet aurait demandé à ses membres de lui verser un salaire de 24 000 $ pour les trois derniers mois de l'année où elle ne sera plus députée à l'Assemblée nationale. Pour l'année 2019, elle voulait 96 000 $.

Martine Ouellet a dû se défendre en affirmant qu'il était « tout à fait normal » qu'un parti paie son chef.

« Je ne comprends pas toutes les discussions que j'ai entendues cette semaine. Ça s'est fait pour d'autres chefs avant moi. »

— Une citation de  Martine Ouellet, chef du Bloc québécois

Mme Ouellet ne croit pas qu'on n'ait jamais demandé à d'autres politiciens de travailler « bénévolement ».

La question des finances du parti ne fait pas non plus l’unanimité. Mme Ouellet parle d’une bonne santé financière qui justifie qu’on lui accorde un salaire décent, alors que certains députés comme Luc Thériault se disent inquiets face à la possibilité que le Bloc manque d'argent pour la prochaine campagne électorale.

Avec les informations de La Presse canadienne

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