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Une première canadienne à l’Institut universitaire de cardiologie de Québec

Le reportage de Nicole Germain
Radio-Canada

Une avancée médicale permettra aux jeunes patients qui doivent remplacer leur valve aortique d'avoir une valve biologique plutôt que mécanique. La nouvelle technologie a été implantée pour la première fois vendredi à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

La nouvelle valve tissulaire, récemment approuvée par Santé Canada, va considérablement améliorer la qualité de vie des patients, soutiennent les spécialistes.

Des quatre valves du coeur, la valve aortique est celle que les médecins remplacent le plus souvent. Elle est remplacée par une valve mécanique ou biologique.

« C'est elle qui se détériore le plus rapidement, qui dégénère le plus avec l'âge », explique le chirurgien cardiaque de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, François Dagenais.

Chez les patients plus âgés, c’est la valve biologique qui est utilisée pour remplacer la valve aortique malade. Sa durée de vie est en moyenne de 15 ans.

Pour les plus jeunes, les chirurgiens implantent une valve mécanique qui dure plus longtemps, ce qui permet de retarder une seconde chirurgie.

La valve aortique est celle que les médecins remplacent le plus souventLa valve aortique est celle que les médecins remplacent le plus souvent Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Toutefois, ce type de valve oblige le patient à prendre des anticoagulants.

« Ça prend des anticoagulants. Les anticoagulants c'est une autre maladie, si on en prend trop, ça saigne, si on n’en prend pas assez ça peut bloquer et envoyer des caillots », soutient le chirurgien cardiaque Daniel Boyle.

Avantages

Contrairement aux valves classiques, la nouvelle valve possède un anneau expansible. En cas de détérioration, les chirurgiens n'ont qu'à insérer dans l'anneau une nouvelle valve biologique qui s'emboîte plus facilement.

« Ça va faciliter les procédures de remplacer les valves par cathéter. C'est là l'importance de cette valve-là qui va remplacer la valve sans rouvrir le sternum », indique le chirurgien cardiaque François Dagenais.

Le patient, qui avait besoin de trois mois pour récupérer, pourra partir dès le lendemain de l’opération.

D’après un reportage de Nicole Germain

Québec

Santé