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Les faux tatouages et All You Can Eat Bouddha, deux films québécois à voir

Un jeune couple s'embrasse au milieu d'autres jeunes qui dansent

Une scène du film Les faux tatouages

Photo : Eric Picoli

Radio-Canada

En plus d'être programmés aux Rendez-vous Québec cinéma la semaine prochaine, Les faux tatouages et All You Can Eat Bouddha sont sortis à Montréal vendredi. Le principal point commun de ces deux premiers films québécois reste toutefois leur qualité, comme le soulignent nos critiques.

Pascal Plante, jeune réalisateur québécois connu jusque-là pour ses courts métrages (Nonna, Blonde aux yeux bleus), réussit son entrée dans le monde des longs métrages. Son histoire d’amour entre deux adolescents a d’ailleurs conquis plusieurs organisateurs de festivals, dont la prestigieuse Berlinale, où il sera présenté la semaine prochaine.

À l’émission Médium large, vendredi, Helen Faradji a elle aussi salué ce film simple « au charme absolument indéniable ».

On est du côté des films indépendants américains avec ces dialogues qui ont l’air de vivre, d’être incarnés, et non d’être écrits et répétés par des acteurs.

Helen Faradji

« Il y a une sincérité, une justesse, qui se dégagent de ce film-là », ajoute la critique, qui tresse également des lauriers aux deux acteurs Anthony Therrien et Rose-Marie Perreault, interprètes de Théo et Mag. La rencontre entre les deux jeunes, survenue après un concert punk rock tourne à la romance, mais est perturbée par le départ prochain du garçon.

All You Can Eat Bouddha, un film à part

Si le film de Pascal Plante est on ne peut plus classique, celui de Ian Lagarde, All You Can Eat Bouddha, déroute.

« J’ai passé les 20 premières minutes à me demander "Mais qu’est-ce que c’est que ce truc" », a expliqué Georges Privet à Catherine Perrin. Le critique a ensuite été conquis, lui qui dit penser encore au film une semaine après l’avoir vu.

Le premier long métrage du directeur photo de Vic + Flo ont vu un ours emmène les spectateurs dans un tout-inclus caraïbéen. Là, le mystérieux et corpulent Mike se déchaîne au buffet de l’hôtel, avalant tout ce qu’il peut, au grand étonnement des touristes.

Entre deux bouchées, il fait occasionnellement des miracles, ressuscitant un mort ou sauvant une pieuvre qui prend la parole pour le remercier.

« On pense à La grande bouffe, à L’ange exterminateur, de Buñuel, à des films de Jodorowsky, à plein de choses qui ne sont pas du tout québécoises », s'exclame Georges Privet.

Ce dernier parle d’une « expérience hors norme » qui va malgré tout quelque part, Lagarde dénonçant entre autres la société de consommation, sur fond de fin de civilisation.

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