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  • Définir Radio-Québec

    Logo de Radio-Québec tel que présenté à l'émission Format 30, en 1970

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    Il y a 75 ans, le gouvernement de Maurice Duplessis adoptait une loi afin de mettre sur pied un système radiophonique appelé Radio-Québec. Deux décennies plus tard, le projet se concrétisera sous la forme d'un organisme de télédiffusion éducative, à présent connu comme Télé-Québec.

    « Au fait, qu'est-ce que c'est Radio-Québec? », voilà la question posée par l’animateur Wilfrid Lemoyne dans cet extrait de l’émission Format 30 du 9 septembre 1970. Deux ans après la mise sur pied de cette institution publique, on a encore du mal à comprendre son mandat.

    C’est une chose qui est très dynamique, mais hélas qui est inconnue!

    Yves Labonté

    Invité sur le plateau de l’émission, le président de Radio-Québec, Yves Labonté, répond aux questions de la journaliste Andréanne Lafond. Il explique que l’organisme est chargé de préparer des émissions à caractère éducatif et de s’assurer de leur diffusion. Son principal collaborateur est le ministère de l’Éducation.

    Radio-Québec ne dispose pas de permis de diffusion. Ses productions sont donc diffusées par des tiers. Elles se retrouvent à l’antenne de Radio-Canada et de quelques stations privées et sont distribuées dans les écoles.

    Bien que pressé de nombreuses critiques, le président de Radio-Québec célèbre cet accomplissement des dernières années. Il faut dire que la naissance du télédiffuseur public est le fruit d’un long processus.

    Un rêve qui prend forme

    Radio-Québec est créé le 22 février 1968 par le gouvernement de Daniel Johnson (père). L’Union nationale s’inspire d’une loi proclamée sous le gouvernement de Maurice Duplessis le 20 avril 1945, dont le but était de créer au Québec un organisme de radiodiffusion éducative.

    Discours de Daniel Johnson, 1968

    Dans ce discours tiré d’un film de nouvelles de 1968, le premier ministre Daniel Johnson explique les motifs derrière la création de Radio-Québec.

    Nous ne pouvons pas courir le risque de nous voir en quelque sorte dépossédés des pouvoirs qui nous appartiennent en matière d’éducation et de culture, faute d’être en mesure de les exercer par les moyens les plus modernes et les plus efficaces.

    Daniel Johnson (père)

    La souveraineté culturelle du Québec au sein du Canada semble un argument de taille dans ce discours. Johnson y trace aussi les ambitions technologiques de Radio-Québec, qu’il décrit comme « un système complet de télécommunications ».

    Il faudra attendre l'année 1972 pour que Radio-Québec devienne une chaîne de télévision, mais seulement par l’entremise du câble. Un décret du gouvernement fédéral permet alors aux provinces d’intervenir dans la radiodiffusion, mais à deux conditions : la programmation doit demeurer de nature éducative et l’organisme détenant la licence doit être une société indépendante.

    Radio-Québec miné par des querelles internes

    Le 60, 30 janvier 1974

    Cinq ans après sa naissance, Radio-Québec est paralysé par un conflit de travail. Le 30 anvier 1974, le magazine Le 60 s’intéresse à la grève des employés de production qui dure depuis déjà quatre mois.

    Le journaliste Guy Lamarche visite le centre de production de Radio-Québec sur la rue Sainte-Catherine Est, dont les studios sont déserts. Un groupe de grévistes a plutôt décidé de faire pression en occupant les locaux du partenaire Cablevision, rue Beaubien, à Montréal.

    Jean-Paul L’Allier, ministre des Communications sous le gouvernement Bourassa, se dit grandement préoccupé par ce conflit de travail. Il décrit Radio-Québec comme « organisme fragile qui n’a pas encore fait ses preuves ».

    Les employés s’inquiètent de la précarisation de leur travail, alors que Radio-Québec passe d’un rôle de producteur à celui de diffuseur, et plus seulement sur le câble.

    À compter du 19 janvier 1975, Radio-Québec émet sur UHF (ultra-hautes fréquences) grâce à l’installation d’antennes. Les téléspectateurs de Montréal captent Radio-Québec sur le canal 17. Ceux de Québec syntonisent la chaîne publique sur le canal 15. À l’époque, les deux autres réseaux francophones accessibles au Québec par ondes hertziennes sont Radio-Canada, au canal 2, et Télé-Métropole, au canal 10.

    Au cours des années suivantes, la chaîne obtient un second souffle. Elle diversifie son offre et propose des émissions d’affaires publiques, des variétés, des dramatiques. Elle présentera aussi des émissions jeunesse comme Passe-Partout et Le Club des 100 watts.

    Radio-Québec devient Télé-Québec

    Téléjournal, 19 août 1996

    Ça y est, à partir de maintenant il ne faut plus parler de Radio-Québec, mais bien de Télé-Québec.

    la présentatrice Céline Galipeau

    Le 19 août 1996, Télé-Québec dévoile sa nouvelle image et son nouveau mandat. Au Téléjournal, la journaliste Danielle Levasseur couvre le lancement de cette nouvelle entité.

    Le gouvernement du Québec souhaite recentrer le mandat cette institution publique. On mettra désormais davantage l’accent sur la culture, l’éducation et la société québécoise. Une plus grande place sera aussi faite à l’information régionale.

    Pour répondre à ce nouveau mandat, Télé-Québec a dû se départir de la moitié de son personnel. Dorénavant, la plus large partie de la programmation sera confiée à des producteurs privés.

    L’autre télévision

    Un simple coup d’œil à la programmation de Télé-Québec nous montre que la télévision publique québécoise a continué de se renouveler depuis son idéation, il y a 75 ans. Elle a aussi su se démarquer en augmentant notamment sa part de marché de 30 % au cours des cinq dernières années.

    Dans le contexte de la pandémie du coronavirus et de la fermeture des écoles, Télé-Québec lançait plus tôt cette semaine une nouvelle programmation télé et web destinée aux élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire.

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