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L'ex-chef conservateur ontarien candidat à sa propre succession

Patrick Brown parle aux journalistes après s'être inscrit comme candidat à la direction du parti.
Patrick Brown parle aux journalistes après s'être inscrit comme candidat à la direction du parti. Photo: La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Nouveau rebondissement dans la course à la direction du Parti conservateur de l'Ontario : l'ex-chef Patrick Brown, qui a démissionné dans la foulée d'allégations d'inconduite sexuelle en janvier, pose sa candidature pour redevenir chef.

La limite pour entrer dans la course était fixée vendredi, à 17 h. M. Brown, qui avait été expulsé du caucus en matinée, s'est présenté au siège social du Parti progressiste-conservateur en milieu d'après-midi.

À sa sortie, il a déclaré qu'il avait constaté ces derniers temps qu'il avait l'appui de membres du parti et que cela lui avait donné le courage de se battre pour lui-même et pour l'Ontario.

« Ce qui m'est arrivé au cours des trois dernières semaines, je ne le ne souhaiterais pas à mon pire ennemi », a-t-il déclaré aux journalistes rassemblés dans l'entrée des locaux du parti.

« C'est horrible. C'est comme être happé par un camion encore et encore. Mais le soutien de ma famille, de mes amis et de fidèles membres du parti dans la province m'a redonné des forces. »

Patrick BrownPatrick Brown tout sourire après avoir finalisé sa candidature Photo : Radio-Canada

M. Brown a ensuite descendu les escaliers en vitesse, poursuivi par les caméras et est monté dans une voiture après avoir répété les mêmes déclarations.

Il a promis de répondre aux questions des journalistes samedi, lors d'un événement auquel les médias seraient invités.

Le président du parti, Jag Badwal, a expliqué que la demande de Patrick Brown passait par les mêmes étapes que celles des quatre autres candidats.

Un retour préparé

Au cours des derniers jours, M. Brown avait refait surface pour clamer haut et fort son innocence et exprimer son désir de rétablir sa réputation.

Quatre candidats étaient déjà dans la course à la direction du parti : Christine Elliott, Caroline Mulroney, Doug Ford et Tanya Granic Allen.

Tanya Granic Allen, Christine Elliott, Doug Ford et Caroline Mulroney Tanya Granic Allen, Christine Elliott, Doug Ford et Caroline Mulroney lors du premier débat des candidats au leadership, jeudi. Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Dans un message sur Twitter, Caroline Mulroney a exprimé sa déception en entendant la nouvelle de la candidature de Patrick Brown. « Une course à la direction n'est pas la place pour rétablir sa réputation », écrit-elle.

Pour sa part, Doug Ford a écrit dans un bref communiqué que « le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario était manifestement plus fort sans Patrick Brown ».

Il estime que M. Brown devrait concentrer son énergie sur le rétablissement de sa réputation et que le parti, lui, doit mobiliser ses forces pour battre les libéraux aux élections provinciales du 7 juin.

Christine Elliott estime qu'à moins de 100 jours des élections, le parti doit être uni. « Je suis la chef qui peut unifier le parti et défaire Kathleen Wynne », peut-on lire dans sa déclaration écrite.

Tanya Granic Allen, qui a été la dernière candidate à réagir, estime que Patrick Brown ne devrait même pas être candidat conservateur dans sa circonscription.

Elle pense toutefois que le fait d'être candidat au leadership le forcera à rendre des comptes aux parents « qui ont été trahis par sa volte-face sur le nouveau programme d'éducation sexuelle » et aux aspirants candidats qui n'ont pas obtenu l'investiture du parti à la suite d'« intimidation » ou de « fraude ».

Le nom du chef sera connu le 10 mars.

Patrick Brown avait été élu chef en 2015. Christine Elliott s'était classée deuxième.

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