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L'ex-candidat à la présidentielle américaine Mitt Romney de retour en politique

Mitt Romney est assis dans un fauteuil. Il sourit.

Mitt Romney, lors d'une entrevue accordée lors d'un événement tenu à Salt Lake City, dans l'Utah, le 19 janvier dernier.

Photo : Getty Images / George Frey

Radio-Canada

L'ex-candidat républicain à la présidentielle américaine Mitt Romney a confirmé vendredi qu'il tentera de se faire élire au Sénat américain dans l'État de l'Utah lors des élections de mi-mandat qui auront lieu à la mi-novembre.

Sa candidature était attendue depuis que le sénateur républicain Orrin Hatch a annoncé début janvier qu’il ne briguera pas un nouveau mandat. En poste depuis 40 ans, M. Hatch avait lui-même invité M. Romney à se présenter.

Ancien gouverneur du Massachusetts, Mitt Romney a quitté la politique après avoir été battu par le démocrate Barack Obama lors de la présidentielle de 2012. Quatre ans plus tôt, il avait été défait par John McCain lors de la course à l’investiture républicaine.

L’homme d'affaires de 70 ans est populaire dans l’Utah. Il est mormon, comme environ 60 % des résidents de l’État, et est considéré comme étant celui qui a sauvé d’un désastre financier les Jeux olympiques de Salt Lake City, en 2002.

M. Romney sera considéré d’emblée comme le favori de la course. Un récent sondage effectué par le Salt Lake Tribune et le Hinckley Institute of Politics lui accordait 67 % des intentions de vote, contre 19 % pour sa probable adversaire démocrate, Jenny Wilson.

Le même coup de sonde lui accordait l’appui de 85 % des républicains de l’État, de 55 % des électeurs non affiliés et même de 18 % des démocrates.

La candidature de M. Romney suscite un intérêt certain aux États-Unis en raison de ses relations conflictuelles avec le président Donald Trump. Les deux hommes se sont invectivés à plusieurs reprises, avant de tenter un rapprochement, qui a finalement avorté, à l’automne 2016.

En mars 2016, M. Romney avait accusé M. Trump d’être un « imposteur » lors d’un discours particulièrement cinglant destiné à lui barrer la route dans la course à l’investiture républicaine. Il avait dénoncé pêle-mêle ses piètres connaissances du milieu des affaires, ses propositions en matière de politique étrangère, mais aussi son tempérament, son jugement, sa vulgarité et ses mensonges.

Le futur président s’était moqué ensuite de lui en disant qu’il s’était « étouffé comme un chien » lors de la présidentielle de 2012.

Après la présidentielle, M. Romney a néanmoins changé de ton en souhaitant bonne chance à Donald Trump. Ce dernier a ensuite considéré sa candidature comme secrétaire d’État, mais ne lui a finalement pas offert le poste.

Reince Priebus, Donald Trump et Mitt Romney sont assis autour d'une table.

Mitt Romney (à droite), lors d'une rencontre avec Donald Trump dans un restaurant de la Trump Tower, à New York, le 29 novembre 2016.

Photo : Reuters / Lucas Jackson

Dans une vidéo publiée vendredi pour annoncer sa décision, Mitt Romney a d’ailleurs tenu des propos pouvant être considérés comme des critiques à peine voilées du président Trump, mais sans le nommer.

« L’Utah a beaucoup à apprendre aux politiciens de Washington, a-t-il dit. L’Utah accueille les immigrants légaux venus du monde entier. Washington envoie aux immigrants un message d’exclusion. »

« Et au Capitole de l’Utah, les gens se traitent avec respect », a-t-il ajouté.

Le président de la Chambre des représentants, le républicain Paul Ryan, a salué le retour en politique de celui dont il a été le colistier lors de la campagne présidentielle de 2012, en soulignant notamment « son expérience inégalée » et son « leadership conservateur ».

Son adversaire présumée dans la course au siège de sénateur, Jenny Wilson, l’a attaqué sans ménagement. « Les familles de l’Utah méritent qu’un autre habitant de l’Utah soit leur sénateur, pas un gouverneur du Massachusetts qui prend notre État pour son lieu de villégiature », a-t-elle déclaré, selon la chaîne CNBC.

Le président du Parti républicain dans l'Utah, Rob Anderson, n’a guère montré plus d’enthousiasme. « Il n’a jamais été un partisan de Trump », a-t-il déclaré jeudi soir, avant que la candidature de M. Romney ne soit confirmée. « Je veux juste quelqu’un qui soutienne les politiques du parti. »

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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