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Prise de bec entre des corps policiers ontariens sur l'administration de naloxone

Photo de trousses noires marquées d'une croix avec la mention naloxone.

Des trousses de naloxone (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'Unité des enquêtes spéciales a rappelé l'Association des chefs de police de l'Ontario à l'ordre après que son président, Bryan Larkin, eût affirmé que les services de police ne devraient pas être tenus de signaler les incidents impliquant l'administration de naloxone par leurs agents.

Dans sa lettre envoyée fin janvier, M. Larkin avait fait valoir que l'administration de naloxone par les policiers était semblable à toute autre administration de premiers soins lors d'une intervention, comme la réanimation ou le massage cardiaque.

L'Unité des enquêtes spéciales (UES) n'a toutefois pas vu les choses de la même façon.

L'agence chargée d'enquêter sur les cas de blessures graves et de décès mettant en cause des policiers a rappelé jeudi que les corps de police devaient les aviser « immédiatement » des incidents impliquant l'administration, la tentative d'administration ou la non-administration de naloxone.

Le président de l'UES, Tony Loparco, a soutenu que les interventions impliquant le naloxone tombait sous le mandat de l'agence en vertu de Loi sur les services policiers.

Qu’est-ce que la naloxone?
La naloxone, si elle est injectée à temps à une victime de surdose, bloque temporairement les effets des opioïdes de façon à éviter un arrêt cardiorespiratoire dû au profond état d’inconscience que provoquent les opioïdes du type fentanyl.

« Certains signalements pourraient mener à des enquêtes abandonnées à un stade peu avancé, d'autres pourraient faire l'objet d'enquêtes complètes ou encore ne même pas faire l'objet d'une investigation », a-t-il répondu dans une lettre. « C'est l'organisme de surveillance qui devra le déterminer. »

M. Larkin était plutôt d'avis que de signaler chaque incident ne serait « ni logique, ni pratique », en plus de nuire à la rapidité d'intervention des agents qui pourraient s'inquiéter de faire l'objet d'une enquête de l'UES.

« Nous ne voyons aucune différence lorsqu'un agent de police tente de réanimer une personne qui fait une overdose, que ce soit avec de la naloxone ou avec toute autre méthode autorisée de soins médicaux d'urgence », a-t-il déclaré.

Le président de l'Association des chefs de police de l'Ontario a par ailleurs rappelé que l'homologue britanno-colombien de l'UES n'enquêtait pas sur les incidents impliquant l'administration de naloxone.

Avec les informations de CBC

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