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Les entreprises ferroviaires ont du mal à répondre à la demande des céréaliers

En arrière-plan, un wagon de train rouge sur lequel il est écrit Canada, et au premier plan du gazon enneigé.

Depuis plusieurs années, des critiques des entreprises ferroviaires dénoncent les retards qu'accuse le transport des céréales.

Photo : AFP / Ruth Bonneville/Bloomberg

Radio-Canada

Des cargaisons de céréales continuent d'être coincées dans les Prairies canadiennes, à cause de la pénurie de wagons et de personnel, indique la Fédération de l'agriculture de l'Alberta.

« Les entreprises ferroviaires du Canada ont du mal à soutenir le rythme, et le froid hivernal n’a pas aidé », affirme Lynn Jacobson, de la Fédération de l’agriculture de l’Alberta.

Cela fait plusieurs années que les agriculteurs de l’Ouest canadien réclament l’amélioration du réseau de transport des céréales. Le projet de loi C-49, pour moderniser la Loi sur les transports au Canada, est d’ailleurs à sa troisième lecture au Sénat.

Les agriculteurs attendent avec impatience l’adoption de ce projet de loi, qui imposerait des pénalités financières aux entreprises ferroviaires qui ne respectent pas les délais de livraison.

« Le transport des céréales dépend des entreprises ferroviaires, ça a toujours été le cas, les entreprises le savent », dit Lynn Jacobson. Toutefois, selon elle, les entreprises ferroviaires priorisent le transport des autres marchandises sur celui du grain.

S’ils ont le choix entre perdre une autre occasion d’affaires, ou perdre le [commerce] des céréales, ils vont privilégier l'autre marchandise en premier.

Lynn Jacobson, Fédération de l’agriculture de l’Alberta.

Pour le fermier albertain Warren Sekulic, ces délais de livraison peuvent être catastrophiques. « Si on ne peut pas livrer la marchandise, on n’est pas payé et on ne peut pas rembourser ses factures », rappelle-t-il.

Des délais dans plusieurs secteurs

Ce n’est pas seulement le secteur de l’agriculture qui souffre de ces délais. Ils touchent aussi les livraisons de pétrole, dont le prix a baissé en conséquence, selon l'Association canadienne des producteurs pétroliers.

« Les producteurs canadiens, que ce soit de céréales, de boeuf, de bétail, de pétrole ou de gaz naturel, ne peuvent pas transporter [leurs produits] jusqu’au marché », déplore Jeff Gaulin, le vice-président des communications.

Nous sommes une nation d’exportateurs et nous devons avoir les moyens d’exporter.

Jeff Gaulin, vice-président des communications, Association canadienne des producteurs pétroliers

Un représentant du Canadien Pacifique affirme que l’entreprise continue ses efforts afin de livrer la marchandise à temps, malgré les conditions météorologiques difficiles.

« Transporter les marchandises par train est un sport d’extérieur et, même si nous devons composer avec une météo extrême en ce moment, on continue de faire des livraisons pour nos clients et pour les chaînes d’approvisionnement », dit Jeremy Berry.

Il affirme que l’entreprise ferroviaire a livré 4 % plus de céréales cette année que l’an dernier à pareille date.

Plusieurs agriculteurs et associations d'agriculture de l’Alberta ont plaidé en faveur du projet de loi C-49, cette semaine, à Ottawa.

D’après des informations de CBC News

Alberta

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