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Trudeau en Inde : la politique nationale... à l'étranger

Plan moyen du premier ministre Justin Trudeau lors de la période de questions le 14 février.

Le premier ministre, Justin Trudeau, se rendra en Inde du 18 au 24 février.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Il aura beau parcourir plus de 10 000 kilomètres pour effectuer sa première visite officielle en Inde, le premier ministre Justin Trudeau aura aussi les yeux rivés sur l'électorat canadien. Car les photos qui seront prises là-bas devraient faire leur chemin jusque dans la communauté indo-canadienne, que tous les partis fédéraux tentent de courtiser.

Un texte de Madeleine Blais-Morin

La diaspora indienne est vaste au Canada : environ 1,4 million de Canadiens sont d’origine indienne. Si bien qu’aucun des grands partis ne peut faire abstraction de cette population, dont plus du tiers est de confession sikhe, souligne le professeur Serge Granger, de l'Université de Sherbrooke, un spécialiste de l'Inde.

« C'est quasiment rendu une tradition des premiers ministres canadiens. Ils vont toujours visiter Amritsar, le Temple d'or des Sikhs. Pourquoi? Parce que 35 % des Indiens au Canada sont d'origine sikhe. Dans le fond, c'est un bloc électoral très alléchant, peu importe les partis », analyse M. Granger.

Les anciens premiers ministres Stephen Harper et Jean Chrétien ont eux aussi visité le Temple d’or.

Pour ce voyage, Justin Trudeau sera accompagné de six ministres, dont quatre sont sikhs.

Pour éviter d’être taxé d’électoralisme, le gouvernement a bien pris soin d’inviter des députés des partis d’opposition à se joindre à certaines parties du programme. Ils devront toutefois voyager par leurs propres moyens et à leurs frais.

Le premier ministre ne visitera pas que ce lieu sacré. Il se rendra aussi au Taj Mahal, à l'Akshardham, un temple hindou, à la Jama Masjid, l’une des plus grandes mosquées de l’Inde, et dans une église. La diversité est à l’honneur.

Les intérêts économiques

Ce voyage sera aussi l’occasion de promouvoir le commerce et l’investissement entre le Canada et l’Inde, un pays dont l’économie connaît l’une des croissances les plus rapides au monde.

Mais si le Canada et l’Inde ont amorcé des négociations visant à conclure un accord de libre-échange il y a déjà huit ans, sous l’ancien gouvernement Harper, il ne faut pas s’attendre à un dénouement au cours de la visite de Justin Trudeau. Un représentant du gouvernement a tenu à diminuer les attentes, en insistant sur d’autres aspects du voyage.

« Le premier ministre rencontrera de hauts représentants politiques indiens, ainsi que d’importants leaders du milieu des affaires au sujet de dossiers importants pour les deux pays, notamment l’égalité des sexes, la prospérité et l’investissement, les changements climatiques et l’éducation », a indiqué ce représentant gouvernemental.

La visite, qui débute officiellement le 18 février, se poursuit jusqu’au 24 février.

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