•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La prison à vie pour Jason Klaus et Joshua Frank

Jason Klaus, assis à l'avant d'une voiture, et Joshua Frank, assis à l'arrière.
Jason Klaus a demandé à Joshua Frank d'abattre les trois victimes. Photo: GRC
Radio-Canada

Les deux meurtriers de Gordon, de Sandra et de Monica Klaus ont été condamnés, mercredi, à des peines d'emprisonnement à perpétuité dans une cour de Red Deer, en Alberta. Ils pourront toutefois demander une libération conditionnelle dans 25 ans.

Pour le juge de la Cour du Banc de la Reine Eric Macklin, la possibilité d’une libération encourage les détenus à mieux se comporter derrière les barreaux.

Ce n’est pourtant pas la décision qu’avait espérée la Couronne, qui avait demandé que les deux hommes ne puissent pas réclamer de libération conditionnelle avant 75 ans.

Jason Klaus, 42 ans, et Joshua Frank, 32 ans, avaient été reconnus coupables, en janvier, des meurtres au premier degré des trois membres de cette famille albertaine assassinés en 2013, à Castor, en Alberta.

Une peine trop longue serait « dévastatrice »

Le juge Macklin aurait pu décider de leur accorder une chance de libération conditionnelle après une période plus longue que 25 ans, puisque le Code criminel autorise des peines consécutives dans le cas de meurtres multiples.

Sandra Klaus (en rouge à gauche), Gordon Klaus (en gris au centre), Monica Klaus (à droite).La résidence ainsi que la ferme de Sandra (en rouge à gauche) et de Gordon Klaus (en gris au centre) a été la proie des flammes en 2013. Les corps de Gordon Klaus et sa fille Monica (à droite) ont été retrouvés. Photo : Facebook

Selon le juge, il était « difficile d’imaginer ce qu’une longue peine pourrait apporter ».

Le juge estime que donner la chance aux prisonniers de bien se comporter derrière les barreaux revient à assurer, d’une certaine manière, la protection de leurs codétenus et des agents correctionnels.

Pour Eric Macklin, ne donner aucune possibilité de libération conditionnelle avant 75 ans aurait été une décision « dévastatrice ».

Des amis et des membres de la famille Klaus, présents dans la salle au moment de cette annonce, ont manifesté leur déception.

La seule circonstance atténuante prise en compte dans sa décision, a expliqué le juge, est le fait qu’aucun des deux hommes n’avait de casier judiciaire.

Il a aussi pris en considération la personnalité de chacun des condamnés, même s’il disposait de peu d’information à ce sujet étant donné leur mode de vie antisocial.

Alberta

Justice et faits divers