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Afrique du Sud : le président Zuma quitte le pouvoir

Dans une intervention télévisée d'une trentaine de minutes, Jacob Zuma a démissionné de son poste de président de l'Afrique du Sud, mercredi.

Dans une intervention télévisée d'une trentaine de minutes, Jacob Zuma a démissionné de son poste de président de l'Afrique du Sud, mercredi.

Photo : Reuters / Siphiwe Sibeko

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Jacob Zuma a cédé aux pressions de son parti, le Congrès national africain (ANC), et n'a pas attendu que celui-ci dépose une motion de défiance contre lui pour démissionner de la présidence de l'Afrique du Sud.

Dans un discours à la nation d’une durée de 30 minutes, le politicien de 75 ans a exprimé son désaccord à l'égard de sa formation politique.

Il a indiqué qu’il se sentait poussé vers la sortie, depuis l'élection de Cyril Ramaphosa à la tête du parti, en décembre dernier.

C’est d’ailleurs le président de l’ANC et vice-président du pays, Cyril Ramaphosa, qui succédera à Jacob Zuma.

J'ai décidé de démissionner du poste de président de la République avec effet immédiat, même si je suis en désaccord avec la direction de mon organisation

Jacob Zuma, ex-président sud-africain

Dans une entrevue à la télévision nationale plus tôt mercredi, l'ex-militant antiapartheid s'était défendu. Il avait déclaré trouver « très injuste » l'ultimatum lancé par son parti, estimant n'avoir « rien fait de mal ».

Un leader à la carrière controversée

Jacob Zuma a été élu président d’Afrique du Sud en 2009. Homme du peuple et premier chef d'État zoulou du pays, il portait alors l'espoir d'un changement pour les plus démunis.

Pourtant, Jacob Zuma s’était retrouvé au cœur de plusieurs scandales avant même son arrivée pouvoir.

En 2006, alors qu’il était candidat à la succession du président Thabo Mbeki, il avait été acquitté lors d’un procès pour viol.

La même année, le leader de l'ANC avait aussi été inculpé pour avoir accepté des pots-de-vin de la société française d'armement et d'électronique Thales.

La justice avait finalement abandonné les accusations, juste avant son élection en 2009, mais le dossier a récemment été rouvert et est actuellement entre les mains du procureur.

En 2016, Jacob Zuma a été reconnu coupable d'avoir utilisé 30 millions de dollars en fonds publics pour rénover sa résidence privée dans la campagne zoulou du pays.

Après avoir tout nié, le président a finalement été contraint de rembourser près de 750 millions de dollars à l’État.

Sous l'influence d'une richissime famille?

Les détracteurs de Jacob Zuma l’ont toujours accusé d’être aux ordres d’une riche famille d’hommes d’affaires, les Gupta.

En 2016, un rapport de la médiatrice de la République a révélé l'implication de ce clan dans la gestion des affaires de l'État, pour obtenir des contrats publics et nommer des ministres, notamment.

Juste avant sa démission mercredi, la police a procédé à des arrestations chez les Gupta, dans le cadre d'une enquête sur des détournements de fonds.

Avec les informations de Associated Press, AFP, et Reuters

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