•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La presse écrite réclame un peu d'amour pour la St-Valentin

Des hommes installés à leur bureau sourient à la caméra.
Les journalistes de La Frontière et du Citoyen font partie de cette initiative #Sauvonslinfo Photo: Radio-Canada / Jocelyn Corbeil

Les médias écrits numériques et imprimés sont frappés de plein fouet par une crise et l'Abitibi-Témiscamingue n'échappe pas à ce phénomène.

Un texte de Jocelyn Corbeil

Une délégation est à Ottawa pour réclamer un soutien de la part du gouvernement fédéral.

À Rouyn-Noranda, le journaliste de La Frontière et du Citoyen, Thierry de Noncourt était à l'UQAT, mercredi, pour rencontrer des étudiants et citoyens pour parler de la situation précaire des médias écrits.

Un homme derrière un kiosque d'information discute avec des passants.Le président du Syndicat des journalistes de La Frontière, Thierry de Noncourt, tenait un kiosque d'informations à l'UQAT. Photo : Radio-Canada / Jocelyn Corbeil

Il a partagé avec des étudiants et des citoyens ses inquiétudes sur l'avenir de la presse écrite en Abitibi-Témiscamingue.

On se retrouve dans une situation de plus en plus intenable. On est passé d'une quinzaine de journalistes, au moment de la fusion des hebdos, à sept ou huit journalistes de presse écrite, donc il y a une érosion.

Thierry de Noncourt

La faute au web?

Les revenus des journaux « s'effritent au profit des géants du web », explique Charles Côté, président du syndicat de l'information au quotidien La Presse.

« C’est un phénomène qui, malheureusement, s'accélère la domination du duopole Facebook et Google sur le marché publicitaire fragilise toutes les entreprises de presses écrites au Canada », soutient-il.

Quelques dizaines de citoyens et d'organismes de l'Abitibi-Témiscamingue ont signé une lettre ouverte pour appuyer la presse écrite.

Le directeur général du Centre Ressources Jeunesse, Jean-Luc Turpin, est l'un des signataires.

« Je crois que le gouvernement doit supporter la couverture médiatique régionale parce qu'au-delà de la publicité c'est la vie des citoyens au quotidien. Notre région bouge beaucoup et elle est grande, elle est difficile à couvrir donc il faut, je pense, supporter financièrement les gens qui travaillent dans ce domaine-là », explique M. Turpin.

Demandes à Ottawa

La présidente de la Fédération nationale des communications (FNC), Pascale St-Onge, s'est rendue quant à elle, à Ottawa, pour interpeller des députés.

« On a proposé au gouvernement d'introduire des crédits d'impôt sur la masse salariale de l'ordre de 30 %, qui permettraient aux entreprises de presse de pouvoir maintenir leurs effectifs. Comme vous le savez, entre 2009 et 2015, il y a à peu près 43 % des emplois de la presse écrite qui sont disparus, la saignée se poursuit depuis 2015 », soutient-elle.

Les représentants de la presse écrite souhaitent maintenant l'annonce de mesures concrètes dans le prochain budget fédéral pour soutenir les médias écrits.

Abitibi–Témiscamingue

Société